dimanche 19 avril 2009

Je me borne à l'égotrip et si ça continue demain je me fais enlever trois côtes

Il se fait aussi appeler Marc
Par ceux qui le croisent dans un parc
Il n’a pas l’âme d’un monarque
Il n’aime pas trop qu’on le remarque

Il est aussi le mauvais Nema Cram
Mais s’il n’est pas qu’un simple quidam
Ce n’est pas un p’tit dealer de came
Il est plutôt « bonjour madame »

One Sourcil l’appelle Marcox
C’est un éternel paradoxe
Il n’est pas fait pour la boxe
Même taillé comme un juke-box

Il écrit AS 47…
Pour que les jeunes filles distraites
N’ajoutent pas le S du poète
A cette boutade incomplète

Mais sache mon petit Marcounet
Que j’ai conscience de faire pitié
Je vais donc me grouiller d’abréger
Merci de ton amitié


(p)&(c) L 2004



Il est un peu sado-maso
C’est notre Marco
Tout comme Pantxo il est déconneur
Et c’est un homme d’honneur
Jamais à l’heure
Mais un grand bosseur
Ne rend jamais les coups
On l’aime beaucoup
Contre la société et l’Etat
Parfois il se met dans des états
Il est amoureux d’une fille
Qui l’a jeté comme une bille
Un de mes meilleurs amis
Et ne sera jamais mon ennemi
Le frère que j’ai jamais eu
Sans lui ma vie est fichue


(p)&(c) SSGD 2004




I : Ombre


Il est des jours où tout est gris,
Ou sur mon cœur, désert aride,
Des sanglots réduits en débris,
Glissent, courent et font des rides.

Il est des jours où la douleur
Me prend dans ses amères serres,
Où mon esprit, vide d’ardeur,
Prend des couleurs crépusculaires.

Il est des jours où tout me fuit,
Où la lumière régresse,
Laissant tomber plus tôt la nuit,
L’ombre froide de la tristesse.

II : Lumière


Mais dans la nuit, une lumière,
Annonçant le nouveau matin.
M’éblouit de son âme claire,
Faite d’amour adamantin.

C’est une étoile qui brise
La mélancolie, la douleur ;
A ses côtés, l’ombre s’irise
Et s’illumine de bonheur.

C’est une étoile irremplaçable
Un trésor immense, infini,
De bonté, de joies ineffables…
- Cette étoile c’est un ami…

Merci



(p)&(c) Pantxxx 2004



Homme d’esprit, homme de cœur
Sous sa timide modestie
Il garde un cœur de rubis
Une âme habillée de fleurs

Cet écrin à nul autre pareil
Comme la pêche à son noyau
Garde en son sein un joyau
Aux mille éclats de couleur vermeille

Auprès de lui je me suis vue mûrir
A sa source me suis abreuvée
Et nourrie de son amitié
J’ai senti mon âme grandir

Funeste le jour que le dernier
Où son œil un peu brillant
Qui nous observe lucidement
Cessera de nous regarder

Alors tous perdrons quelque chose
Car chaque grand qui quitte ce monde
Chaque ami qui quitte la ronde
Tire une porte à jamais close

O Monde, vallée de douleurs
Ne tremble ni devant les armes
Ni les cris, ni même les larmes
Pour un ami d’une telle valeur

Auréolé d’une douce chaleur
Rayonnant de sérénité
De foi et de félicité
Il garde une grande place dans mon cœur


(p)&(c) L 2005



mardi 14 avril 2009

Agressés par un Mélanésien bourré II : Le retour !

Il est vrai que le numéro un d’ « Agressés » a conquis les foules, mais s’il vous plaît tendez l’autre joue car en voici le retour !

Plus qu’un retour, car nous ne sommes jamais partis et l’œuvre a continué dans les rues de Bourail où elder Lundquist et moi-même usions sans cesse nos semelles à la recherche de personnes intéressées par le message de l’Evangile rétabli. Et puis de temps en temps nous allions au magasin Bourail discount pour acheter du pain.

Un samedi soir, nous faisions justement cela et sortions gaiement du magasin lorsqu’un homme nous héla. Il était grand. Il était saoul. Il ne sentait pas bon le sable chaud.

Il me dit alors : « Hey, tu viens d’où toi ? » Devinant qu’il ne s’intéressait pas au rayon pain de Bourail discount je lui répondis : « Je suis de métropole » à quoi il poursuivi son questionnement : « Mais pourquoi t’as écrit Jésus-Christ [sur ma plaque] ? ». Combien heureux je fus à l’écoute de cette question ! Une occasion de partager l’Evangile éternel à un enfant de Dieu, après une journée pleine de portes fermées, de rendez-vous manqués, de sandales usées, de 10ème plan de remplacement qui ne fonctionne pas et vide d’enseignement, je pleurai presque de gratitude. Naïf.

« Il y a écrit Jésus-Christ car je suis missionnaire de l’Eglise de Jésus-Christ, je suis parti de chez moi durant deux ans pour…
- T’as vu Jésus-Christ toi ?
- Ben… vu… En fait non.
- Moi je l’ai vu ! Alors, porte pas ça si tu l’as pas vu ! dit l’homme qui commençait à s’irriter tout seul.

Elder Lundquist, se rendant compte que nous n’allions nulle part sinon vers le dispensaire si l’homme continuait à s’énerver comme cela et la dissension de toutes façons, tenta de calmer le jeu en lui expliquant que nous respections ses croyances et que nous allions reprendre notre chemin sans plus perdre de son temps certainement précieux. N’écoutant que la moutarde dans son nez, notre interlocuteur se mit à crier « Hey ! Vous avez pas vu Jésus-Christ ! Vous avez pas à porter ça ! Que je vous revois plus porter ça sinon vous allez voir ! »

Même si je ne l’ai jamais vu en personne, j’ai le témoignage que le Christ vit et je sais cela grâce au Saint-Esprit envoyé du Père et j’en suis heureux comme Pierre « car ce n’est pas la chair et le sang qui [m’]ont révélé cela mais c’est [le] Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16 : 17). En conséquence, le voir m’importe peu car je sais qu’il est là, et c’est un honneur pour moi de porter son nom sur ma poitrine en tant que missionnaire à plein temps où gravé sur les tables de mon cœur dans ma vie de chaque jour pour être digne d’être appelé son disciple.

Voyant le type s’énerver vraiment et jugeant lâchement avec mon jugement charnel (sans regrets j’avoue), je ne lui dis pas tout ça et profitai qu’un employé de Bourail discount, désireux de calmer le brave homme, glisse un bracelet « La violence on est contre, on le montre » à notre ami pour m’éclipser. Ainsi nous sommes partis, plein de foi et de joie, non prêcher l’Evangile salvateur mais rentrer chez nous car il était l’heure.





(p)&(c) Achim Shark 2006/2009