dimanche 29 novembre 2009

Musique de décrébrés #03 - Booba

Via mes aventures internestiques j'ai croisé la route d'un site américain (dont j'ai oublié le nom) qui mettait en exergue les phases les plus stupides de leurs MC's. Je me suis dit alors que je pouvais facilement reprendre l'idée avec les rappeurs français, il y a de la matière on va dire. Après je sais, j'ai besoin de gardes du corps tout ça, mais je peux toujours dire que j'ai samplé l'idée pour la retravailler à ma sauce qui sera exactement la même que celle d'origine. En tous cas la série "Musique de décérébrés" présentera quelques perles de nos MC's préférés (ou pas).


« Retiens bien mes initiales : le 9, le 2. »
- Booba


« Comment ça, ça ne veut rien dire ? Bande de mauvaise langues ! Les initiales sont 9 et 2 pour 9lie 2affa évidemment. Izi, vous capotez rien, arrêtez de mélanger votre coke à de l'eau. Take it izi ! »


Matériel de survie sur le mont de Tallac...


(p)&(c) Achim Shark 2009
Booba feat Malekal Morte "92 izi", album "Ouest side" (2006)
t-shirt Ourse Verte designé par Phiip


vendredi 27 novembre 2009

Musique de décérébrés #02 - Joke

Via mes aventures internestiques j'ai croisé la route d'un site américain (dont j'ai oublié le nom) qui mettait en exergue les phases les plus stupides de leurs MC's. Je me suis dit alors que je pouvais facilement reprendre l'idée avec les rappeurs français, il y a de la matière on va dire. Après je sais, j'ai besoin de gardes du corps tout ça, mais je peux toujours dire que j'ai samplé l'idée pour la retravailler à ma sauce qui sera exactement la même que celle d'origine. En tous cas la série "Musique de décérébrés" présentera quelques perles de nos MC's préférés (ou pas).


« T'es Corky et t'as de la chance d'être mon anagramme »
- Joke


Visiblement Joke est prêt pour l'argent mais pas à utiliser des mots qu'il comprend.




(p)&(c) Achim Shark 2009
Tékitek feat Joke "Joke&Teki", street "Mes pelures sont plus belles que vos fruits" (2009)


mercredi 25 novembre 2009

Musique de décérébrés #01 - Rohff

Via mes aventures internestiques j'ai croisé la route d'un site américain (dont j'ai oublié le nom) qui mettait en exergue les phases les plus stupides de leurs MC's. Je me suis dit alors que je pouvais facilement reprendre l'idée avec les rappeurs français, il y a de la matière on va dire. Après je sais, j'ai besoin de gardes du corps tout ça, mais je peux toujours dire que j'ai samplé l'idée pour la retravailler à ma sauce qui sera exactement la même que celle d'origine. En tous cas la série "Musique de décérébrés" présentera quelques perles de nos MC's préférés (ou pas).


« J’épargnerai peut-être les p’tites meufs comme Diam’s sinon j’les baise tous »
- Rohff


De deux choses l'une :
(1) Il s'agit du plus hardcore des coming-out.
(2) Lapsus très révélateur.

Moralité : Messieurs les rappeurs, ne trainez pas à côté des loges de Rohff le risque de viol à coups de pelle existe.




(p)&(c) Achim Shark 2009
Rohff "Outro - J'rappe mieux que toi", album "La fierté des nôtres" (2004)


lundi 23 novembre 2009

Ultraviolin&beatstealin'

Jeune drogué, lâche ta pipe à crack, on n'est pas chez Z-ro ici. Tu sors du carton souillé de tes gerbissures dans lequel tu t'es vautré, raide défoncé. Tu marches d'un pas chaloupé un instant de lucidité t'inspire d'arrêter cette merde. Tu vas voir ton dealer et - une fois n'est pas coutume - dans cette rue poisseuse tu respectes ta nouvelle résolution en lui prenant de la coke. Tu commences avec un gramme de la "Tonic" coupée par les wanabe punks SweetHaven, tu poursuis ta ligne à l'allure d'un "Lowrider" psychédélique poussé à 128 bpm/h. Tu te sens proche à cracher du sang mais dans ton hallu tu vois une belle "lady grinning soul" t'offrir une ligne sur son stradivarius. Tu rêves de Lucia Micarelli mais tu t'es juste pris Sept ligne de "Karaoké pirate" en plein ton nez, tu sens ta trachée artère gonfler, tu ne peux plus respirer, tes yeux se révulsent au moment où du sang coule entre tes dents noires. Tu le sais, tu vas crever juste là au bord de ce canal et des gamins insolents viendront s'amuser à toucher ton cadavre puant et décomposé que personne ne viendra réclamer du bout de leurs bâtons. Tes lèvres laissent échapper un gargouillis inaudible et c'est fini, ton corps flasque s'effondre sur le sol au milieu des quelques restes de poudre.

Sept&Lartizan - Karaoké pirate (Achim Shark remix)
acapella : "Karaoké pirate" par Sept
samples : "Tonic" par SweetHaven / "Lady grinning soul" par Lucia Micarelli
beat : "Lowrider" par Cypress Hill


Jeune internaute tu as téléchargé et écouté; t'as trouvé nul mais pourtant tu étais prévenu que c'était un bad trip; alors n'oublie pas : Les dealers font un taf hardcore ; les crackheads sont des mecs hardcores ; les bad trips sont des trucs hardcore mais toi te plains pas, t'es le seul à être d'accord !



« Tu veux attaquer ? Soit. T’as pas roqué que je t’ai mis mat. »


(p)&(c)Achim Shark 2009
image piquée quelque part sur le net


samedi 21 novembre 2009

Obligé qu’j’clique en faisant des signes de gang

Si si la famille


Aujourd'hui j'étais à un repas de famille plutôt confidentiel, on n'était que 180. Vu que je ne m'ennuyais pas du tout je créai soudainement un signe de gang pour notre famille et ce à partir de rien (enfin si, ma main).

"Olaso, tu peux pas test"


Et puis au cours de mes folles aventures doigtières j'ai trouvé le signe parfait pour Rapa qui concurrencera bientôt la westside au concours du signe de gang le plus populaire.

Avec une sacrée dose d'imagination tu peux facilement voir un R se dessiner au détour de mes doigts gracieux.


Comme ça on pourra sortir des phases gavé classes comme :

« Crois pas ta fouf si elle prétend ne plus se rappeler du nom de mon gang mais surtout crois-là si elle dit qu'elle l'avait sur le bout de la langue. »

ou

« Rapa crève l’écran, achète des lunettes 3D pour voir notre site. »

ou

« T’as vu le site obligé qu’j’clique en faisant des signes de gang. »

ou

« On a fait le match, la revanche et la belle aussi ; Jeu, set et match : tu n’as mis aucun point. »

ou

« On s’est fait la tâche, la pervenche et la belle aussi ; beuh, zeb et hash : tu n’es pas au point. »

ou

« Le webzine préféré de ton webzine préféré. »

ou

« Plus de rêves aujourd’hui, on les a tous accomplis. »

ou

« Rapanization : l'imagination s'arrête ici »

ou

« Connect to Rapa by any means necessary. »

ou

« Tu as une famille ? J’ai mieux : j’ai Rapa. »

ou

« À bon Rapa, bon rap »

ou

« La perfection a désormais un nom : Rapanization. »

ou

« Tu attends la prochaine mise à jour comme les juifs le messie ; tu regardes la précédente comme les chrétiens Jésus. »

ou

« Call it a takeover; Sucker MC, rape's over we take it back to real rap lovers »

ou

« Mine is a site of funk, yours is a piece of junk »

ou plein d'autres phases trop classes qui restent à trouver.


"Avec de l’audace on peut tout entreprendre, on ne peut pas tout faire” se répétait Napoléon pour se consoler de n'avoir pu participer à l'aventure Rapanization.


(p)&(c)Achim Shark 2009
Tableau "Napoléon à Sainte-Hélène" par quelqu'un de connu


"Rapa est aux rappeurs ce que la bible est aux catholiques!"

-Taiji

"Rapanization est frais comme mes shoes"

-Phonky

"Connect to Rapa or die tryin'"

-XQlu

vendredi 13 novembre 2009

Le fermier, la licorne et les chevaux

Il était une fois un magnifique village de campagne perdu dans les montagnes. La fierté de la population était son troupeau de chevaux : ils étaient blancs comme la neige des hauts sommets, doux comme le printemps chatoyant et rapides comme une rivière dévalant les pentes des monts environnants. Tous ignoraient que leur père était un unicorne noir.

Or, un jour, le maire s’aperçut que le troupeau avait disparu. Il ameuta tout le village et demanda qui serait assez brave aller chercher les magnifiques animaux, bravant sans doute mille dangers.

- Moi ! dit immédiatement Nathan, jeune paysan courageux, j’irai les chercher, dussè-je traverser la Terre et voir la gueule de l’Enfer s’ouvrir devant mes pas !
- Ton courage t’honore jeune Nathan, répartit le maire, je ne puis t’accompagner mais je te confie mon fusil.
- Ma fourche ! s’exclama un fermier.

En quelques minutes Nathan reçu cinq fourches, trois fusils et deux haches puis il partit sans attendre. Comme il marchait depuis deux jours il entendit une voix : « Nathan, je viens avec toi, tu auras besoin de mon aide. » Il se retourna, la stupeur se lut sur son visage : il voyait l’unicorne !

- N’ai pas peur, reprit l’unicorne, ces chevaux que tu cherches sont mes enfants, je vais t’aider à les retrouver. Car je sais qui les a volés et où ils sont séquestrés. C’est un sorcier et des voleurs, ils habitent la Forêt-Sans-Fin !
- La Forêt-Sans-Fin ! s’exclama-t-il, mais, dedans, il y a des bêtes sauvages, des monstres et que sais-je encore !
- Je sais, dit l’unicorne, mais allons-y, je vais te protéger ; J’ai tous les pouvoirs avec ma corne laser !

Ils cheminèrent donc de concert. A la lisière de la Forêt-Sans-Fin l’unicorne s’arrêta et dit :

- Nathan, coupe-moi la langue !
- Ta corne ? Mais pourquoi ?
- Coupe-moi la langue, c’est un ordre !
- Dans ce cas… D’accord…

Il la lui coupa avec une hache. Elle se transforma en glaive dans sa main.

- C’est le Glaive Magique, reprit l’unicorne à qui la langue avait repoussée, tu ne pourras l’utiliser que pour faire le bien.

Ils entrèrent dans la sinistre forêt. Ils marchèrent quelques heures en se battant contre de gigantesques loups. Quand, soudain, ils virent d’étranges êtres mi-rats mi-hommes. Ils ne semblaient pas très malins car ils foncèrent tête baissée sur nos héros. L’unicorne lança un geyser de flammes de sa corne magique qui les tuèrent tous sauf un, qui semblait être le chef, ayant évité en poussant un hurlement de gargouille avant de foncer sur Nathan. « Son cou est son point faible » cria l’unicorne. Aussitôt, Nathan planta sa fourche dans le cou du monstre qui agonisa pendant quelques secondes avant de mourir. Nathan le jeta négligemment sur le côté de la route comme un vulgaire détritus.

Finalement, ils arrivèrent sains et saufs à la caverne des bandits. A l’intérieur mes voleurs et le sorcier fêtaient leur bonne fortune. Le vin coulait à flot et les hors-la-loi étaient ivres-morts sauf le sorcier qui, comme toutes les créatures démoniaques, était très sobre. Celui-ci avait l’air plutôt effrayant : il portait une immense cape noire doublée d’un velours pourpre. Ses yeux étaient d’un rouge sanglant. Le monstre était assis sur un trône fabriqué à partir des os de ses ennemis vaincus.

Nathan et l’animal merveilleux entrèrent brusquement, profitant de la surprise de l’état d’engourdissement de leurs adversaires. Les bandits prirent leurs armes et foncèrent sur nos deux héros. Un des voleurs donna un coup de mousquet sur la corne de l’unicorne – son point faible -. L’autre allait l’achever avec son épée rouge de sang innocent, mais il n’en eut pas le temps car Nathan, d’un coup de fusil, lui fit éclater le crâne, la cervelle du bandit s’envola pour retomber lourdement sur le sol dallé où le sang se mêlait dorénavant au vin. En peu de temps tous les voleurs s’étaient enfuis ou étaient morts et seul le sorcier se dressait encore face à Nathan. Avant de s’évanouir l’unicorne rappela à Nathan d’utiliser le Glaive Magique. Celui-ci ce tourna alors vers l’être maléfique et lui adressa la parole en ces termes :

- Je vais t’écrabouiller puis envoyer tes restes aux quatre vents, tu vas enfin payer pour tes méfaits, misérable cloporte !
- Ce que tu crois, ricana le sorcier.

Ce dernier prit sa baguette magique et lança un jet maléfique. Le jeune paysan se protégea avec la Glaive Magique qui absorba l’impact.

- Oh, remarqua le sorcier, je vois que tu as ce fameux Glaive Magique.
- Oui ! Et c’est par cette lame que tu va mourir !

Le monstre sourit et se concentra, créant une immense lumière avec ses mains. Aveuglé, Nathan attaqua à l’aveuglette puis tomba sur le sol.

Lorsqu’il ouvrit les yeux, le sorcier avait disparu. Etonné, il jeta des regards tout autour de lui. Il remarqua l’unicorne qui semblait remis du choc qu’il avait subi.

- Où est passé le pachyderme ? demanda-t-il.
- Tu l’as blessé alors qu’il s’apprêtait à te lancer un sort des plus destructeurs, ce qui t’as étourdi. Profitant de sa faiblesse je l’ai absorbé par ma corne, et mon esprit est en train de lutter contre le sien pour la possession de mon corps. Si nous détruisons son trône, il ne pourra vaincre.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ils reprirent les chevaux et ils rentrèrent au village sous les acclamations des habitants. Pour remercier Nathan le maire lui donna la main de sa fille Héloïse. Celle-ci n’espérait que l’accord de son père tant elle l’aimait. Ils vécurent heureux et, Dieu merci, ils n’eurent pas d’enfants.





(p)&(c) Achim Shark 1998
dessin tiré des Céréales du dimanche matin par Zack Weiner

dimanche 8 novembre 2009

Rapapodcast #23

Les rapapodcasts sont des playlists (principalement rap) visant à faire découvrir des nouveaux artistes ainsi que des titres phares du Hip Hop. Elles sont présentées à titre gratuit dans un but promotionnel sur le site www.rapanization.com. Je mettrai sur mon blog les rapapodcasts que je réaliserai moi-même. Si vous disposez des droits d'un morceau ou êtes un représentant des ayant droit et que vous souhaitez la disparition d'un morceau, écrivez-moi à achim_shark[at]hotmail.fr.


Je pourrais faire mon laius désormais habituel à propos de ce nouveau podcast à l'identité en crescendo mais j'ai décidé que non. Et pourquoi cela ? vous demandez-vous pas. J'ai pris cette décision grave pour l'avenir du monde et de l'humanité en liaison avec un anniversaire. En effet, demain sera mondialement célébré les 20 ans de la chute du mur de Berlin, prélude à la chute de l'Union Soviétique.

Interlude humouristique #1 : En 1926 la camarade Cassandra, agée de 85 ans a réussi malgré les nombreuses révolutions qu'elle a connu à conserver son appartement moscovite, ce qui en soit est déjà un exploit. Lors d'une sombre et froide nuit d'hiver elle entend frapper à sa porte. Effrayée elle dit d'une voix chevrotante : "Qui est là ?" "Je suis la Mort et je suis venue te chercher Cassandra !" "Ouf ! Tu m'as fait peur, j'ai cru que c'était la Tcheka !"

Mais comme chaque année, l'assassinat sauvage de la République Démocratique Allemande sera oublié. Je me devais donc de lui rendre hommage, car, tel le rap, mon blog est la Voix des Sans-Voix, la Tribune des Oubliés. Un petit rappel s'impose : En 1949, les impérialistes américains, aidés de leurs faibles alliés achetés par l'argent du prolétariat, décident de transformer la trizone en une république capitaliste et fantoche : la RFA (République Fédérale Allemande). Craignant pour le bien du peuple allemand, le politburo décide en grande sagesse et sous l'acclamation du prolétariat, de fonder une République Libre, Communiste et Démocratique : la RDA (République Démocratique Allemande). Des années de paix et de joie se présentent devant le peuple allemand enthousiaste.

Interlude humouristique #2 : Deux camarades ouvriers discutent lors de leur pause déjeuner. Le premier ayant l'air soucieux, le second, en l'honneur de la grande fraternité socialiste, lui demande ce qui le tracasse. "J'ai peur d'être mal vu par le représentant du parti de l'usine" lui confit-il alors. "Et pourquoi ça ?" "Et bien hier il m'a demandé pourquoi je n'étais pas à la dernière réunion du parti et je lui ai répondu que si j'avais su que c'était la dernière je serai venu avec plaisir !"

Malgré de nombreuses mains tendus par le camarade Staline pour l'unification et la pacification de l'Allemagne les occidentaux refusèrent systèmatiquement, prolongeant un état de crise. Ainsi pour lutter pacifiquement contre l'impérialisme arrogant et propagandiste des chiens capitalistes américains il fut plus tard décidé la construction d'un mur pour empécher les idées perverses de s'ouest de venir perturber le bonheur socialiste en marche. Mais malgré la sagesse du parti, les idées pernicieuses et destructrices passèrent à travers les fils barbelés et pervertirent le coeur de nos camarades allemands. Ces mensonges eurent tant de succès qu'en novembre 1989 sous la pression de bandes terroristes le mur de Berlin s'effondra avec l'espoir d'un monde meilleur.

Interlude humouristique #3 : Un camarade visite le kremlin et remarque une toile immense représentant le portrait du héros Lénine. Sous le portrait il remarque des initiales "BT". A sa demande, on lui en donne l'explication "Bolchoï Théoriste". Il apercoit alors un tableau du camarade Staline avec les même initiales. Surpris, il en demande encore la signification "Bolchoï Terroriste". En poursuivant la visite il tombe sur un autre tableau, celui de Kroutchev avec les même initiales. "Ah, celui-là je sais, dit-il, "Bolchoï Touriste" !"

Le monde capitaliste et décadent prit évidemment cette annonce comme un excellente nouvelle et depuis 20 ans le mythe dure mais le sort injuste de la RDA a été passé sous silence dans la tourmente. En effet, alors qu'officiellement la RFA avait été créée en attendant une fusion des entités en une seule Allemagne, elle ne fit qu'annexer le territoire de la RDA avec une semblant de "réunification" télévisuelle, mercantile et mensongère.

Interlude humouristique #4 : En visite officielle auprès de la reine de Suède, le camarade Gorbatchev (aka Cul-de-bouteille) en vient à discuter avec la reine de choses et d'autres, en particulier Dieu. La reine, surprise, lui dit "Mais... Vous croyez en Dieu Gorbatchev ?" "Croyant, mais pas pratiquant !" "Mais... Vous êtes communiste !" "Pratiquant, mais pas croyant !"

Je propose donc en l'honneur de cette victime du capitalisme triomphant de chanter l'Internationale en choeur et d'observer une minute de silence. Ou alors d'écouter mon podcast, parce qu'il est beau, il est doux, il sent bon le sable chaud et en plus il a une identité en crescendo, ce qui est gavé classe.

Rapapodcast #23 :

01 - Fitzroy - Je tombe (2008)
02 - Jay-Z - Heart of the city (Ain't no love) (2001)
03 - Ill - Ill street blues (2001)
04 - Circa Diem - Wake up (2008)
05 - Marley Marl feat Master Ace - Keep your eye on the prize (1988)
06 - Edan - Sing it, shitface (2002)
07 - Fred Yaddaden - 86 (2009)
08 - Afro Jazz - Le sacerdoce (1997)
09 - Nas - Halftime (1994)
10 - Maroons - Ambush (2004)
11 - La Rumeur - Le silence de ma rue (2002)
12 - Casey - Créature ratée (2009)
13 - La Canaille - Allons enfants (2009)

rapapodcast #23.mp3

durée : 51mn 03s


REP RDA (1949-1990)


(p)&(c) Achim Shark 2009

vendredi 6 novembre 2009

Rapapodcast #22

Les rapapodcasts sont des playlists (principalement rap) visant à faire découvrir des nouveaux artistes ainsi que des titres phares du Hip Hop. Elles sont présentées à titre gratuit dans un but promotionnel sur le site www.rapanization.com. Je mettrai sur mon blog les rapapodcasts que je réaliserai moi-même. Si vous disposez des droits d'un morceau ou êtes un représentant des ayant droit et que vous souhaitez la disparition d'un morceau, écrivez-moi à achim_shark[at]hotmail.fr.


Souvent en bonne société l'auditeur de rap passe la soirée à s'excuser de ses goûts en expliquant que "non, le rap ce n'est pas violent/vulgaire/violeur de bisounours/mysogine (biffer la mention inutile), il n'y a pas que ça, ça dépend de ce que tu écoutes." Et il enchaîne finement sur Oxmo Puccino, Rocé ou autres Abd Al Malik en passant sur silence les passages hardcores des deux rappeurs cités et que le troisième n'en est pas vraiment un. Et puis parfois il en a marre de s'excuser et brutalement, il s'assume. Parce que oui, le rap c'est pas que conscience sociale/introspection/fusion jazz/message mature et positif et que ce qu'on kiffe parfois c'est une juste une énorme giclée de testostérone musicale en plein dans les oreilles.

Alors voilà 45 minutes de rap nihiliste, brut, bête et méchant (mais pas que) :

Rapapodcast #22 :

01 - Le Pingouin - Albatar (2008)
02 - Sheitan - Bâtards de barabres (2005)
03 - Suprême NTM - Qu'est-ce qu'on attend (1995)
04 - Jay-z feat Notorious BIG - Brooklyn's finest (1996)
05 - Casey - Apprends à t'taire (2009)
06 - Puzzle - A poil sous mes sapes (2006)
07 - Group Therapy - Eastcoast/Westcoast killas (1998)
08 - Da Hypnotik feat Rockin' Squat - L'art de la guerre (2001)
09 - Lino - 100 rounds (Mohamed Ali) (2005)
10 - OutKast - Bust (2003)
11 - Afro Jazz - Phrasé (1997)
12 - Dead Prez - Turn off the radio (2003)

rapapodcast #22.mp3

durée : 43mn 47s


« Mais qu'est-ce que t'écoutes !? Tu devrais avoir honte! »
- Kim Kardashian démaquillée
aka la morale agréable
aka Oeil Percant


(p)&(c) Achim Shark 2009
photo trouvée chez The Yellow Kid


mercredi 4 novembre 2009

Même pas morts (Edito Rapa #80)

Comme chaque année l'été est étouffant en ce 11 août 1973 et le lourd soleil new-yorkais fait fondre le bitume du Bronx. Clive jette un oeil hors de ses draps et confirme son idée première : lézarder dans son lit toute la journée est la meilleure chose qu'il puisse faire aujourd'hui. Mais... Mais aujourd'hui c'est le 11 août et comme chaque année c'est l'anniversaire de sa soeur Cindy et comme chaque année ça n'arrive qu'une fois, ce qui est bien dommage. Allez, pour elle je peux bien faire un effort se dit-il en s'extirpant difficilement de son cocon pour se traîner jusqu'à la douche du petit appartement de ses parents au 1250 Sedgwick Avenue. Sous la douche, la lucidité revient peu à peu à mesure que l'eau coule sur sa peau. Il frotte frénétiquement là où des taches de peintures ont élu domicile depuis sa dernière virée graffiti avec son crew. Se faisant il réfléchit à ce qu'il voulait tester sur le sound-system de papa pour la fête de Cindy. Il va transformer le Bronx en un sound-system funky et tant pis s'il se prend une tannée par son père parce qu'il a encore touché les platines, il sent que ça va être l'anniversaire le plus cool qu'il puisse offrir à sa soeur et tous ceux qui viendront. Malgré le bruit de la douche il entend le bruit étouffé d'une arme à feu quelque part dans le quartier et il espère qu'aucun de ces gangsters craignos ne viendront gâcher la fête. Par contre si des danseurs viennent il pourra affiner sa technique du « Merry-go-round » et cette pensée le fait sourire. Saletés de taches de peintures, elles sont encore là !

Comme chaque année l'été est pluvieux en ce 10 juillet 2001 et la joyeuse pluie des Sables d'Olonne frappe avec insistance contre le toit. Antoine jette un oeil hors de ses draps et confirme son idée première : lézarder dans son lit toute la journée est la meilleure chose qu'il puisse faire aujourd'hui. Mais... Mais il n'y a pas de mais aujourd'hui, la pluie a de toutes façons éloigné définitivement toute jeune et jolie fille de toutes les plages du département, ce qui est bien dommage. Allez, je peux quand même mettre en ligne le site Hip Hop que j'ai commencé au printemps de toutes façons je n'ai rien de mieux à faire se dit-il en s'extirpant difficilement de son cocon pour se trainer jusqu'à son PC. La lumière brutale de l'écran lui déchire les yeux et achève de le réveiller. Encore des tas de spams dans ses messages qu'il entreprend de supprimer. Se faisant il réfléchit à ce qu'il voulait faire avec son site. Il le sait, les sites Hip Hop sont aussi obtus que le rap français, il va élargir le cadre et sortir son épingle du jeu en abattant ses cartes dès le premier édito et tant pis s'il se prend une tannée par sa mère parce qu'il a encore explosé la facture de téléphone. Il sent que ça va être le webzine le plus cool qu'il puisse présenter à Chris qui ne cesse de le saouler pour qu'il finalise son projet et à tous qui s'aventureront sur son site. Au détour d'un forum il voit un message smsisé à l'extrême et il espère qu'aucune de ces pseudo-racailles craignos ne viennent gâcher son monde. Par contre si des gens motivés viennent il pourra accroître le nombre de chroniques et cette pensée le fait sourire. Saletés de spams, il y en a encore des tas !

Deux anecdotes apparemment sans conséquences et sans intérêt et pourtant... Le 11 août 1973 en sortant de chez lui Clive endossa le costume de DJ Kool Herc et fit la première block party. Celle-ci en engendra d'autres, autour du DJ se regroupèrent les b-boys graffeurs et MCs balbutiants et le Hip Hop se construisit. Le 10 juillet 2001 devant son écran Antoine devint Jeckill et fonda Jeckill's World. Ce site attira des curieux, autour de Jeck se regroupèrent XQlusif, Mista Bega, THom4s, Lady Psycho et d'autres et Rapanization se construisit.

Je ne cherche pas à faire une hagiographie de Jeckill et Kool Herc, je crois que s'ils n'avaient pas fait ce qu'ils firent d'autres l'aurait fait d'une manière ou d'une autre. Néanmoins, si je suis là aujourd'hui à écrire tout ça c'est parce que le Hip Hop a croisé ma vie à la vitesse d'un météore et y a tout chamboulé et que Rapa m'est apparu au détour d'un clic et m'a fait découvrir plein de choses.

C'est amusant comme sont les choses. En 79 est sorti le premier disque de rap et l'année d'après la mort du Hip Hop était annoncée. Rapa semble très souvent plus mort que vivant. Et pourtant... Même pas morts ! Aujourd'hui en 2009 les deux sont bien vivants et en ce qui concerne le Hip Hop, peut-être plus que jamais. Le rap c'était mieux avant ? Plutôt ce qu'on écoute d'avant aujourd'hui, je crois que personne ne rêve d'un nouveau Benny B ! La nostalgie d'un « âge d'or » passé est commune à toutes les cultures, ce ne doit pas devenir un prétexte pour devenir un vieil aigri. Car oui, aujourd'hui il y a énormément de mauvais rap qui polluent le net et les ondes mais il y en a énormément de bon aussi, d'un accès plus facile que jamais. Ceux qui font avancer le Hip Hop sont ceux qui regardent en avant en se souvenant de leurs racines, non ceux qui tournent le dos à l'avenir pour se blottir dans un passé fantasmé et alambiqué. Le rap c'était mieux avant ? Non, ce sera mieux demain !

Alors parce que nous on est des fous c'est l'esprit qu'on essaie de maintenir à travers Rapa. Esprit initié par Jeck ce jour faste où il mit le futur Rapanization en ligne en faisant de l'ouverture d'esprit une des clefs de voûte du site avec la bonne mentalité en général. Les temps changent, Rapa aussi et même si par moment on est tous des vieux cons qui n'aiment rien on continue de faire avancer le site en tentant de garder l'originalité et la fraîcheur qui le caractérise. Evidemment on le fait à notre rythme qui n'est pas celui d'un stakhanoviste (loin s'en faut) à travers des rapapodcasts, des chros express ou non et surtout des discussions sans queues ni têtes (un peu comme cet édito, oui, oui je sais) sur le RapaBook. Si si la faucille, sur Rapa on est prêts pour l'avenir !




(p)&(c) Achim Shark 2009
image tirée des Haterz par Truk

lundi 2 novembre 2009

Rapapodcast #21

Les rapapodcasts sont des playlists (principalement rap) visant à faire découvrir des nouveaux artistes ainsi que des titres phares du Hip Hop. Elles sont présentées à titre gratuit dans un but promotionnel sur le site www.rapanization.com. Je mettrai sur mon blog les rapapodcasts que je réaliserai moi-même. Si vous disposez des droits d'un morceau ou êtes un représentant des ayant droit et que vous souhaitez la disparition d'un morceau, écrivez-moi à achim_shark[at]hotmail.fr.


It's a G-Funk thang !

Rapapodcast #21 :

01 - Aelpéacha - J'ai de la gangxta shit (2008)
02 - Snoop Doggy Dogg feat Nate Dogg, Warren G & Kurupt - Ain't no fun (if the homies can't have none) (1993)
03 - Eazy-e - Eazy-duz-it (1988)
04 - Ice Cube - You know how we do it (1993)
05 - 2Pac feat Rappin'4-Day - Only God can judge me (1995)
06 - Tout Simplement Noir - J'suis F remix (1996)
07 - Warren G feat Nate Dogg - Regulate (1994)
08 - Tha Dogg Pound - What would u do ? (1994)
09 - Aelpéacha feat J'L Tismé & Driver - Rider c'est pas facile (2ème difficulté) (2007)
10 - George Clinton feat Ice Cube - Bop gun (One nation) (1993)

rapapodcast #21.mp3

durée : 42mn 30s




(p)&(c) Achim Shark 2009
dessin tiré des Céréales du dimanche matin par Zack Weiner