samedi 31 octobre 2009

Rapapodcast #20

Les rapapodcasts sont des playlists (principalement rap) visant à faire découvrir des nouveaux artistes ainsi que des titres phares du Hip Hop. Elles sont présentées à titre gratuit dans un but promotionnel sur le site www.rapanization.com. Je mettrai sur mon blog les rapapodcasts que je réaliserai moi-même. Si vous disposez des droits d'un morceau ou êtes un représentant des ayant droit et que vous souhaitez la disparition d'un morceau, écrivez-moi à achim_shark[at]hotmail.fr.


« Papa, c’est quoi le rap français ? » Telle pourrait être la question que me poseront mes très hypothétiques futurs enfants dans un futur tout aussi hypothétique. Néanmoins ma réponse risque d’être tout simplement « La musique du diable, éloignez-vous en malheureux ! ». Il se pourrait aussi que je développe un peu plus ma réponse en leur indiquant le rapapodcast #20 que fit en 2009 (si tant est que je ne les ai pas bazardés depuis longtemps, ce qui serait bien plus raisonnable). Ainsi ils découvriraient du rap français dans sa forme la plus académique : un gros beat new-yorkais, une boucle mélodieuse, une écriture appliquée à vocation plus ou moins sociale détentrice de la vérité universelle.

A mesure que j’écris cette définition je me rends bien compte qu’elle est affreusement périmée et que les gens sélectionnés sur le podcast sont largement au-dessus de la mêlée. Mais j’aime définir alors je le fais.

A part ça Vgtah, réalisateur du bon documentaire « Home studio, the musical revolution » a réalisé un documentaire de 50 minutes visible sur Dailymotion « IP, Internautes Power » à propos d’internet, son développement et son influence sur la société actuelle. C’est une réussite dans la réalisation mais le film est surtout très intéressant et pertinent dans son contenu. Le principal défaut que j’ai trouvé et que le côté sectaire du web évoqué au début ne soit pas plus développé. Il faut donc le voir ici, il en vaut largement la peine.

C'est aussi halloween et donc le jour idéal pour jouer à ce jeu en flash créé par Pantxxx ainsi que l'occasion de faire de la propagande pour son blog naissant qui sera sans doute très bien.

Rapapodcast #20 :

01 - Manu Key - Contact (2004)
02 - Klub des loosers - Le parapluie (2005)
03 - Duncan feat. Nikkfurie, Jeff Le Nerf&TH Lonaz Dobaz - Com'1 (2004)
04 - Médine - Enfant du destin (Kounta Kinte) (2008)
05 - Koma - Et si chacun (1999)
06 - La Rumeur - Le prédateur isolé (2002)
07 - Fabe - Comme un rat dans l'coin (1998)
08 - Oxmo Puccino - Mines de cristal (2001)
09 - Psy 4 de la Rime feat. Ana Torroja - Enfants de la lune (2005)
10 - Flynt - Ca fait du bien de le dire (2007)
11 - Fayçal - Grandeurs et décadences (2006)
12 - Al - Panorama (2008)

rapapodcast #20.mp3

durée : 51mn 20s




(p)&(c) Achim Shark 2009
dessin tiré des Céréales du dimanche matin par Zack Weiner

jeudi 29 octobre 2009

Elle le sait

Elle danse, la poitrine toujours gonflée
Dominante, elle aime jouer son rôle
Mais pourtant elle le sait : elle va tomber

Par ses faux airs pieux elle nous a trompés
Nombreuses, les victimes de ses viols ;
Elle danse, la poitrine toujours gonflée

Elle dévore, tue, détruit sans compter
Semer le chaos ? Elle en raffole
Mais pourtant elle le sait : elle va tomber

Les quelques qui tentaient de l’affronter
Sont à ses pieds, noyés dans l’alcool ;
Elle danse, la poitrine toujours gonflée

Sans honte elle se pavane sous mon nez
Impudente, laide, fière et folle ;
Elle danse, la poitrine toujours gonflée
Mais pourtant elle le sait : elle va tomber.


Vilaine Vilanelle


(p)&(c) Achim Shark 2009
illustration tirée de Gordon le Mouton par Arnaud


120 saisons articles.

mercredi 28 octobre 2009

In(s)trus

Il y a quelques jours Samxao est passé sur le Rapabook demandant où l’on pouvait trouver gratuitement des faces b pour choper des instrus. Volant à sa rescousse, j’ai décidé de mettre toutes les instrus que j’ai (j’ai dû en oublier mais le principal est là) sur la toile. Pourquoi faire cela ?

a. Parce que je n’ai rien d’autre à faire.
b. Parce que je souffre d’insomnie.
c. Parce que je méprise le droit des beatmakers à vivre de leurs productions et préfère voler leur travail.
d. Parce que ça me distrait de la dépression qui lacère mon coeur dans ses amères serres.
e. Parce que j’aime rendre service.
f. Parce que ça me permet de m’afficher.
g. Parce que je suis prêt à tout pour ne pas faire ce que je dois.
h. Parce que je ne vais au bout que de mes idées les plus inutiles.
i. Parce que je suis un nolife pathétique.

Chacun trouvera la solution qui lui conviendra, moi j’en sais rien et je m’en fous un peu. Ainsi donc, si Samxao tu repasses par ici, il y a quelques instrus juste là :

Hip Hop instrumentals pack #01

Adil, maxi « La nuit tombe » (2006)
Produit par DJ Saxe.
Type de son : rap français classique, piano, violon, petites mélodies.
Intérêt : ***

Antihero the amazing band, album « Come in peace or loose your teeth » (2009) (6 titres)
Produit par DJ Troubl’.
Type de son : « Les délires crunkelectro de jeunes blancs pas ghetto » comme le dit si bien Phonky.
Intérêt : ****

Fat Cap, album « A l’arrache » (2007) (5 titres)
Produit par Bobby Buntlack et Trackavelic.
Type de son : rap français classiques avec des influences de la mouvance actuelle.
Intérêt : ***

Scred Connexion, EP « Indomptés » (2008)
Produit par L’Orfèvre, Twinz, Saïko et Nab H24.
Type de son : dirty suce à deux francs six sous (et encore) qui fait tellement fureur pour des raisons déraisonnables et étranges, pas de finesse, pas de musicalité et même pas de vrai beat. C’est la sortie qui m’a éloigné à jamais de la Scred, mais si je me rappelle bien ça passe mieux sans les voix.
Intérêt : *
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Hip Hop instrumentals pack #02

Blaq Poet, album « Tha blaqprint » (2009) (Album entier)
Produit par DJ Premier, Easy Mo Bee et Gemcrates.
Type de son : boom bap new-yorkais amélioré aux influences très variées aka Primo shit.
Intérêt : *****
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Hip Hop instrumentals pack #03

La Caution, album « Asphalte hurlante (ultime édition) » (2002) (Album entier)
Produit par Nikkfurie.
Type de son : La Caution !
Intérêt : *****

Château Flight/La Caution, EP « Crash test » (2002)
Produit par Château Flight et Nikkfurie.
Type de son : Electro Hip Hop.
Intérêt : ****

plus…
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Hip Hop instrumentals pack #04

Dam’s, album « Beat Cd vol 1 » (2007) (Album entier)
Produit par Dam’s (Get Large)
Type de son : Dip Set
Intérêt : ***

Dee Nasty, album « Dee Nasty » (1991) (4 titres)
Produit par Dee Nasty.
Type de son: Old school ? ouais, ouais quand meme.
Intérêt : ***

Dee Nasty, album « System Dee » (2009) (3 titres)
Produit par Dee Nasty.
Type de son : Electro-funk chéper.
Intérêt : ****
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Hip Hop instrumentals pack #05

J-Live, album « The best part » (2001)
Produit par DJ Premier, Pete Rock, Prince Paul, 88 Keys
Type de son : la crème new-yorkaise.
Intérêt : ****
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Hip Hop instrumentals pack #06

Kalash, street album « A l’aurore du come-back » (2007) (Album entier et quelques titres du précédent)
Produit par Jack Mes, Nikkfurie, Drixxxé, Esima, Le Tone, Tekel, Low ent et Lenny.
Type de son : Rock/Sample.
Intérêt : ***
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Hip Hop instrumentals pack #07

Pejmaxx&Soulchildren, album « Porte-parole » (2008) (Album entier)
Produit par The Soulchildren.
Type de son : Bon.
Intérêt : ****
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Hip Hop instrumentals pack #08

Para One, Iris, Sept, Flynt et Lyricson, maxi (2003)
Produit par Para One.
Type de son : Mélodique au sens noble du terme (s'il y en a un).
Intérêt : ****

TTC, album « Bâtards sensibles » (2004) (Album entier)
Produit par Para One, Tacteel et Tido Berman.
Type de son : électro crunk efficace.
Intérêt : *****

plus…
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Hip Hop instrumentals pack #09

The Wascals, album « Greatest hits » (1993-2007) (Album entier)
Produit par J-Swift.
Type de son : L’ouest embrasse l’est.
Intérêt : ****
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Hip Hop instrumentals pack #10

Turn Speak, « HipHopCorn’Strumental » (2004)
Produit par Turn Speak, a priori.
Type de son : Je ne me rappelle plus vraiment, mais c’est chouette quand même.
Intérêt : *** (au moins)
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Hip Hop instrumentals pack #11

Du vrac.
Produit par Doctor L, Sulee B Wax, Venom, Junkazlou, Madizm&Sec.UNDO, Trackmasterz
Type de son : Un peu de tout, un peu de rien.
Intérêt : **


Voilà donc la bête.


Ultraviolin&beatstealing...work in progress



(p)&(c) Achim Shark 2009

dimanche 25 octobre 2009

Marley Marl « In control vol. 1 »

1988 : Le mur de Berlin est sur le point de tomber. L'Union Soviétique se désagrège. Eazy le fait. Run DMC est plus dur que le cuir. RZA et ses potes regardent des films de karaté toute la journée. Kanye West se prend une veste en invitant Cassandra au bal de prom du lycée. Et pendant ce temps, moi, je salis mes dernières couches, plus préoccupé par mon prochain repas que par la sortie imminente du « In control » de Marley Marl.

Et pourtant, le DJ et producteur originaire de Queens Bridge fait partie de l'élite des producteurs Hip Hop de la seconde moitié des années quatre-vingt et son posse le Juice Crew font partie des leaders du son new-yorkais de l'époque avec des artistes tels Big Daddy Kane, Kool G Rap, Biz Markie, MC Shan, Roxanne Shanté, Craig G, Tragedy the Intelligent Hoodlum ou encore Master Ace (seul non-originaire du Queens). Lorsque « In control vol 1 » sort, c'est le premier album crédité au nom d'un producteur, mettant pour la première fois un tailleur de samples, d'habitude condamné à l'obscurité, au centre de la lumière. Marley Marl en profite pour mettre en avant les jeunes pousses du crew, Craig G, Tragedy et Masta Ace, ceux-ci ont droit à deux titres solo chacun, laissant les déjà célèbres Daddy Kane, Biz Markie et G Rap plus en retrait.

En fait d'album, un seul titre, « The symphony », invitant la majorité du crew juteux fut enregistré spécialement pour « In control ». Les autres titres n'avaient pas été retenus pour les albums des poulains de Marley Marl car ils ne cadraient pas avec le reste. C'est dur à imaginer, mais il semblerait qu'en ces temps reculés, les artistes cherchaient à donner une certaine cohérence à leurs albums.

Ainsi naquit « In control ».

2009 : Le bout du mur de Berlin restant n'est plus que décoratif. L'Union Soviétique n'est qu'un lointain souvenir. Eazy ne fait plus rien. Run DMC pas beaucoup plus (au moins les 2/3 respirent). RZA fait de la musique entre deux films de karaté. Kanye West a le coeur brisé (Cassandra ?) et en fait un album sur un TR 808, il peut se le permettre, c'est une super star maintenant (dommage Cassandra). Et pendant ce temps, moi, j'achète la réédition du « In Control » de Marley Marl.

Soudainement, une question se lève, interrogatrice : quel est l'intérêt d'investir dans un album vieux de 21 ans ? Après tout, les récents albums de Kool G Rap ou Masta Ace (pour rester dans le Juice) méritent amplement toute notre attention. Pour quelle étrange raison le label Cold Chillin' s'obstine-t-il à réveiller les vieux fantômes rapologiques des temps passés ? Y a-t-il réellement un intérêt à tout cela ? Pourquoi rééditer et écouter « In control » en 2009 ? C'est ce que nous essaierons de découvrir à travers cinq points choisis pour étayer notre réflexion.

1 - Parce que le rap c'était mieux avant.

Aussi discutable que soit cet axiome, il peut être un excellent prétexte pour se procurer « In control » car ce serait mentir que de dire qu'il n'a pas prit une ride, où qu'il ait des années d'avance. Non, « In control » est un pur produit de son époque, plein de scratches, de BPM énervés, de breaks inattendus, de boucles courtes mais évolutives aux sonorités très funky, parfois flirtant avec l'électro-beat, le tout avec peu de refrains ; du bonheur pour les amateurs. Certains esprits fâcheux pourraient dire que « l'âge d'or » du rap fut dans les années 93-95 mais il suffira de déclarer arbitrairement que la fin des années quatre-vingt était « l'âge encore plus d'or », après tout, l'arbitraire ça nous connaît. Ainsi donc Cold Chillin' nous sert le disque parfait pour flatter notre côté « vieux con qui n'aime rien ».

2 - Parce que la culture, c'est chouette.

J'en surprendrai peut-être certains, mais il y avait quelque chose avant Soulja Boy. Le rap et le Hip Hop ont une histoire, une histoire riche et « In control » en est un des maillons. L'oreille curieuse pourra trouver ici ce qui se faisait autrefois et tenter de comprendre comment cela évolua jusqu'à devenir ce que nous connaissons aujourd'hui. L'historien en herbe écoutera avec plaisir Marley Marl lui-même raconter la genèse de chaque titre lors de petites intros. Il trouvera avec le même plaisir des informations complémentaires sur la genèse de l'album dans son ensemble et diverses informations complémentaires dans le livret. « Si tu sais d'où tu viens, tu sais où tu vas » paraît-il, Cold Chillin' nous permet d'aller aux racines de notre culture préfére.

3 - Parce qu'on peut se la raconter.

Certainement la raison la plus basse et la plus terriblement creuse, mais nous ne pouvons néanmoins pas la mettre de côté. Avoir « In control » chez soi, et qui plus est en expliquer la richesse en le comparant vaniteusement avec ses exemplaires de « The message », « Rappers delight », « Yo ! Bum rush the show », « King of rock » et « Straight outta Compton », c'est augmenter par 1000 son capital classe dans les soirées hype même si ce serait mieux avec l'édition originale en vinyle parce que le CD a tué le rapport entre le mélomane et sa musique tu vois. Malgré tout, avec Cold Chillin' tu peux te prendre pour le puriste le plus in qu'il soit, « caricature de con sans le voir qui bosse dur son charisme à coups de lunettes noires fumées ».

4 - Parce que la pochette est classe.

Finalement, peu de pochettes de rap tirent réellement leur épingle du jeu, mais celle d' « In control » est de celles-là. Capitaine en veste bleu marine, chaîne en or grosse comme le bras, lunettes de soleil, sourire discret, doigt vers le ciel, aux commandes d'un jet sur le tarmac d'un aéroport de Long Island, le tout saturé de couleurs chaudes tandis qu'au dos, le Juice crew pose en membres d'équipage. On est loin du cliché sombre et ghetto habituel où le rappeur va se casser la mâchoire à force de serrer les dents dans son éternelle grill face. Le livret luxueux vaut lui aussi le coup d'oeil. On y trouve la genèse de l'album avec des extraits d'un interview de Marley Marl, une genèse track par track par Marley Marl aussi, différente de celle que l'on entend sur le disque. Associé à quelques clichés et pochettes des différents maxis extraits de l'album on y trouve aussi l'intégrale des lyrics, bien pratique pour nous autres francophones afin comprendre ce qu'il se dit. Cold Chillin' nous offre un travail soigné de ce côté-là.

5 - Parce que le disque est bon, tout simplement.

Vous n'y aviez pas pensé à celle-là, hein ? Evidemment, comme dit plus tôt, le disque s'inscrit dans époque et ce faire un mensonge éhonté que de dire qu'il n'a pas pris une ride, mais ce n'en ai pas un de dire qu'il a bien vieilli. On a droit à 10 titres pleins d'énergie et d'un plaisir à kicker le beat certain. On a droit à plusieurs morceaux d'anthologie, spécialement « Keep your eye on the prize » de Masta Ace, le dance-floor léger et amusant « Wack itt » de Roxanne Shanté et bien évidemment le posse cut « The symphony ». Mais la qualité est constante avec les bons « Droppin' science », « We write songs », « Duck alert » ou encore « Live motivator ». Seuls « Simon says », second solo de Masta Ace et le « Freedom » de MC Shan sont en dessous de l'ensemble.

Bien qu'intéressants d'un point de vue historique et anecdotique, de ce point de vue les apparitions constantes de Marley Marl pour commenter les titres font perdre de l'énergie et du ressort au disque. Quant au disque bonus avec des versions tirées des maxis, il se révèle finalement loin d'être indispensable même si quelques passages font tendre l'oreille.

Il serait exagéré de dire qu' « In control » fut le disque de l'année 1988 (l'année de « It takes a nation to hold us back », « Tougher than leather » et « Eazy-duz-it » tout de même) ni même un disque indispensable. Néanmoins, il reste agréable et bon, ne boudons donc plus notre plaisir, la musique est bonne, le capitaine est au contrôle de l'appareil, peu importe son âge.

Merci Cold Chillin' !





(p)&(c)Achim Shark 2009

samedi 24 octobre 2009

Rapapodcast #19

Les rapapodcasts sont des playlists (principalement rap) visant à faire découvrir des nouveaux artistes ainsi que des titres phares du Hip Hop. Elles sont présentées à titre gratuit dans un but promotionnel sur le site www.rapanization.com. Je mettrai sur mon blog les rapapodcasts que je réaliserai moi-même. Si vous disposez des droits d'un morceau ou êtes un représentant des ayant droit et que vous souhaitez la disparition d'un morceau, écrivez-moi à achim_shark[at]hotmail.fr.


Coucou pilou ! Mais c’est qui, mais c’est quoi ? Achim Sha-sha-shark et son podca-ca-cast ! Pour fêter le jour d’aujourd’hui, une sélection un peu rock, un peu patate, un peu ricain, un peu fait à l’arrache... Et quand je dis un peu c’est beaucoup, plutôt. « Ah non, Pluto c’est l’ami de Mickey. » Non, l’ami de Mickey c’est Dingo, Pluto c’est le chien de Mickey ; cela dit, qu’attends-tu jeune drogué ? Cours donc te saisir du 19° rapapodcast. « J’en ai envie comme de me pendre » s’exclame Fuzati, plein d’enthousiasme.

Des fois je lis des livres et il y a quelques semaines j’ai lu « Les piliers de la terre » de Ken Folett. J’ai beaucoup apprécié cette lecture et je conseille à tout le monde de prendre le temps de lire ce livre qui sort l’homme du moyen-âge du cliché idiot de l’homme occidental moderne jugeant avec mépris et dédain tout ce qui est loin de lui dans le temps ou l’espace. Dans les dernières pages, on peut lire un passage passablement intéressant. Le prieur Philip, avec quelques grands religieux du royaume donne des coups (symboliques) au roi en pénitence de l’assassinat de l’archevêque. Cela amène Philip à méditer sur la politique et il conclut plus ou moins que bien que le pouvoir soit placé entre les mains d’un seul, il appartient de toute manière au peuple en son ensemble, preuve en est, lui, orphelin gallois se retrouve à punir le roi pour ses crimes. A la même période on annonçait que Jacques Chirac ne sera pas inquiété pour les affaires brumeuses du RPR datant d’avant son élection à la présidence de la République. Il n’y a pas à dire, rien ne vaut la démocratie à la française.

Sinon, j’ai vu le clip « Sévère » de Rohff et j’ai appris qu’aller à 5 armés de guns et de barres de fer sur un mec seul et sans arme, c’est ça être un bonhomme. Le rap français, c’est trop éducatif, il n'y a pas à dire non plus.

Rapapodcast #19 :

01 - X-ecutioners feat. MOP - Let it bang (2002)
02 - Get Large starring Tribeca, Mr Complex, Masta Ace and Lord Tariq - Get Large (2002)
03 - Capwell & DJ Troubl' - Guerres technologiques (2005)
04 - Malekal Morte - Catch à l'arrière (1997)
05 - Compton's most wanted - Def wish (1991)
06 - Dr Dre feat. Knoc-turn'al & Hittman - Bang bang (1999)
07 - Notorious BIG - Nasty boy (DJ Mehdi remix) (2009)
08 - Busta Rhymes & Swizz Beatz vs Kiss - New York shit (Gooch&DJ Bailey mix) (2009)
09 - Mos Def feat. Slick Rick - Auditorium (2009)
10 - John Reuben feat. Matthew Thiessen - Nuisance (2006)
11 - Run DMC - Raising hell (1986)


rapapodcast #19.mp3

durée : 41mn 45s





(p)&(c) Achim Shark 2009

Le point commun entre une blonde et un rêve ? "Ni queue ni tête"