mardi 29 juillet 2008

Slogan

"La France aux français", voilà un slogan que tout le monde connaît! Pendant longtemps je croyais qu'il devait sa paternité à Jean-Marie Lepen mais en fait ce dernier l'a récupéré de Drumont fondateur de la Ligue nationale antisémitique en 1889. Ce cher homme a également lancé en 1892 la Libre Parole, "le journal le plus antijuif de France".

Charmant.





(p)&(c) Achim Shark 2008
dessin tiré des Céréales du dimanche matin par Zack Weiner

Phone story

Après 2 ans d'épopée néo-calédonienne je suis revenu chez moi et eu le désir de recontacter certains de mes anciens amis. Parmi ceux-ci, Marie.

Tout à l'heure j'ai pris mon agenda de terminale où son numéro est inscrit et malgré mon aversion pour le téléphone je ai composé -sauf erreur- le numéro et une voix féminine a répondu. J'ai dit : "Bonjour, c'est Marie ?" et j'ai entendu "oui" (mais ça captait mal) alors j'ai dit :

- Hey bonjour Marie, ça va bien ?

- Qui êtes-vous ?

- Marc!

- Marc comment?

- Olaso.

- Mais je ne vous connais pas, comment avez-vous mon numéro ?

- ... Ben il est écrit dans mon agenda... [c'était pas quelque chose d'intelligent à dire je crois]

- Mais qui vous l'a donné? Parce que je ne vous connais pas.

Là j'ai fait une erreur, j'aurai du m'excuser et dire que je me suis trompé de numéro [vu qu'apparemment c'est ce qui s'est passé] mais je trouvais vraiment bizarre et j'ai rien dit, si ce n'est que je balbutiais quelques "ah" "ben". Alors la dame a dit qu'elle me passait son mari qui est policier (evidemment il faut que j'ai de la chance) qui semblait un peu faché (je sais pas vraiment pourquoi) il m'a dit que son téléphone est sous écoute, qu'il a mon numéro et que demain j'aurai une convocation pour insulte pour avoir embêté sa femme. Pendant qu'il parlait je me suis repris et j'ai demandé si j'étais bien chez Marie Abeijon mais emporté dans son élan il ne m'a pas écouté et lorsque j'ai commencé à m'excuser parce que je m'étais trompé de numéro il a commencé à me dire qu'avec le mari on dit qu'on s'est trompé de numéro mais pas avec la femme, il a répété que je recevrai une convocation le lendemain parce que "ça va pas se passer comme ça" et il a sorti son truc que ça serait pour insultes. Ca m'a un peu saoulé et je lui ai dit que j'avais insulté personne et il a dit "continuez de parler vous agravez votre cas, vous aurez une convocation demain, ça va se passer comme ça... etc...".

Finalement le téléphone et moi on est loin de redevenir potes on dirait.





(p) & (c) Achim Shark 2008
dessin tiré des Céréales du dimanche matin par Zack Weiner

dimanche 27 juillet 2008

Clap - L'inspensable des clips de rap français indés

Tout est dit sur la jaquette : 150 minutes (+ bonus) de clips de rap français indé, soit 40 clips réalisés entre 1995 et 2003 (néanmoins la plupart datent des années 2000). 40 clips ça fait beaucoup et on se demande (à juste titre) si la qualité générale du DVD ne s’en ressent pas. Et bien, étonnamment le niveau moyen est bon.

Il y a certes quelques clips dont on aurait pu aisément se passer, comme les deux de Daddy Lord C. Déjà je n’aime pas trop Daddy Lord C à la base mais ce n’est pas avec ça qu’il va remonter dans mon estime ! Dans les déchets on trouve également « Illusions » d’Agression Verbale et Driver. Le morceau « Contrôle » où Sulee B Wax se rappelle qu’il est un rappeur à la base accompagné de Doudou Masta et de Don Silver est lui aussi à classer dans cette catégorie, non seulement le clip est mauvais mais vu le niveau pitoyable du morceau lui-même on pouvait pas faire beaucoup mieux… A part ceux-là, la majorité des clips sont plus ou moins bons mais tout de même pas insupportables.

Le clip de « J’t’emmerde » de Jean Gab’1 qui est à l’image du morceau qui l’accompagne, marrant au début, et vite soûlant si on le regarde trop souvent et le clip « Entre deux mondes » de Factor X étant les moins bons de l’ensemble. Ensuite, cela dépend, certains clips font plaisir, malgré des morceaux de base pas forcément terribles comme « First » de Karlito. Parfois l’image est utilisée pour mettre en lumière la profondeur du texte du MC comme celui de « J’accuse ces mots » qui fait découvrir un morceau magnifique (malgré une fin bidon).
Et d’autres sont tout simplement imparables lorsqu’ils associent des bons morceaux et des bonnes images comme « Affaire de famille » d’Ärsenik et Doc Gynéco, « Touche d’espoir » d’Assassin, « Des mômes qui grandissent » de Doudou Masta, « Week-end à Meda » d’Octobre Rouge, « [Je n’arrive pas à] danser » de TTC (réalisé par Kourtrajmé avec des apparitions de Hi-Tekk et Fuzati entre beaucoup d’autres), « Bad tripeuzzzz » de Psykopat, « 400ml » de Profecy ou encore « Paris » des Pros, « Malgré l’effort » de Kalash, Ekoué et Dany Dan, « Bouge tes cheveux » de Triptik et d’autres…

Mais LA perle du DVD, LE clip ultime, la merveille des merveilles nous est offert par les Films de l’Autodafé et Kerozen music avec « Casquettes grises » de la Caution, le genre de clip hypnotisant qu’on se regarde en boucle à en devenir autiste (pour ma part je le regarde presque tous les jours).

Du côté des bonus on trouve la bande-annonce du film « Le Cercle de Haine » de K.Fear, Fredo & Doc K de la Brigade. Et deux clips qui ne sont pas avec les autres pour des raisons aussi obscures que mystérieuses. On y trouve donc le délirant « Là où on ne m’attend pas » de Space&Yaroscar, un des meilleurs clips du DVD malgré un morceau de base pas franchement folichon (la magie de l’image…) et « Toujours électriques » de la Caution réalisé par Hi-Tekk himself qui surclasse lui aussi pas mal des clips présents ailleurs, dans un délire très « à l’arrache » qui colle parfaitement au morceau (encore un clip hypnotisant, mais un peu moins que « Casquettes grises » quand même…) En bref un bon DVD malgré quelques baisses de régime mais qui reste très sympathique avec pas mal d’excellents clips, dotant plus que la présence de « Casquette grises » est à elle seule une excellente raison de se le procurer. Il est par ailleurs à noter qu’il n’y a quasiment aucun clip basé sur la présence de charmantes jeunes filles peu vêtues, ce qui n’est pas forcément un mal vis-à-vis du machisme dont est souvent taxé le Hip Hop et le rap (Quoique puisque ce DVD est surtout pour les personnes qui connaissent le Hip Hop, le rap et ses caricatures, ce n’est pas ça qui révolutionnera l’image du Hip Hop).

Note: 15/20

Tracklist:

01 - Sléo - Je lance les dés
02 - 2Bal 2Neg - Que faire ?
03 - Sléo - Qui tu représentes ?
04 - Koma - Loin des rêves
05 - 2Bal 2Neg & Mystic - La sédition
06 - Psykopat - Bad trippeuzzzz
07 - Triptik - La cavalcade
08 - Daddy Lord C - Le retour du Dad
09 - Daddy Lord C - Point d’honneur
10 - Agression Verbale feat Driver - Illusions
11 - Ärsenik - J’boxe avec les mots
12 - Ärsenik feat. Doc Gynéco - Affaires de famille
13 - Assassin - Sérieux dans nos affaires
14 - Assassin - Touche d’espoir
15 - Les lascars contre le sida - Seule solution
16 - Triptik - Bouge tes cheveux
17 - Karlito - First
18 - Octobre Rouge - Week-end à Meda
19 - Jewel feat. Triptik & RCFA - Le fond&la forme
20 - Kamnouze - J’accuse ces mots
21 - Diesel, Philo & Sinistre - Course 2001
22 - TTC - [Je n’arrive pas à] danser
23 - Doudou Masta feat. Sulee B & Don Silver - Contrôle
24 - Doudou Masta - Des mômes qui grandissent
25 - Scred Connexion - On pense tous monnaie monnaie
26 - Les Pros - Paris
27 - La Caution - Casquettes grises
28 - Projet Factor X - Entre deux mondes
29 - Le Cercle de la Haine - Faut que tout ça change
30 - Tandem - Rap sauvage
31 - Kazkami feat. Tandem - Je vois
32 - Psy 4 de la rime - Le son des bandits
33 - Psy 4 de la rime - Block party
34 - Flynt - Choc frontal
35 - Kalash feat. Dany Dan & Ekoué - Malgré l’effort
36 - Profecy - 400 ML
37 - Mystik - 77 kilomètres
38 - MC Jean Gab’1 - J’t’emmerde
39 - Black V-Ner - Bang
40 - Octobre Rouge - Vas-y colle





(p) & (c) Achim Shark 2005
artwork par Djala One

Klub des loosers - Radio show vol. 1

La première chose qui frappe lorsqu’on aperçoit ce « Radio Show » est l’absence de crédits. Le dos est totalement noir, quand on ouvre le boîtier pas de livret et l’arrière de la pochette est également noir. Enfin quand on soulève le CD, tout noir lui aussi on a droit à une photo de Fuzati en concert. Quand on met le CD dans sa platine on est donc emporté dans un monde chimérique et mystérieux en ayant oublié la carte (vous allez me dire oublier sa carte, c’est bien un truc de looser), enfin presque (j’exagère à peine).

Mais on est vite en terrain connu lorsque débute les lyrics de « Sous le signe du V ». Et là on a un deuxième choc : le flow de Fuzati. En effet ici on n’a pas droit à un album remix « normal ». Au lieu d’essayer de remplacer les anciens morceaux en les refaisant sur une autre instru, Fuzati fait sa un peu comme un exercice de style en radio (d’où le titre) où le MC reposerai son album en live sur de nouvelles instrus. Ainsi parfois comme sur « Toute la vérité » ou « Perspectives » on a des instrus qui ne sont absolument pas dans l’ambiance des lyrics. De cette ambiance naît également une façon de poser assez étrange. Tout est fait en une seule prise, toujours dans l’esprit radio, avec parfois des ratés où Fuzati ne rappe pas en mesure, ne pose qu’un couplet comme sur « De l’amour à la haine », se trompe de mot, bafouille ou encore sa voix se perd parfois dans l’instru comme si le micro était mal réglé où si il s’en éloignait. Ainsi cela permet de pas tomber dans les travers de beaucoup d’albums remix mais cela rend aussi l’écoute plus rude, il faut plusieurs écoutes pour bien s’y habituer.

Mais la grosse (bonne) surprise c’est les instrus. On sent Fuzati beaucoup plus à l’aise derrière un sampler et ce n’est que mieux. On a ici des sons beaucoup plus complexes et profond que sur « Vive la vie », le niveau est largement supérieur. On a toujours droit à ses fameux samples kitch sortis de d’ont on ne sait pas trop où avec en plus quelques sons dans une ambiance un peu rock poussiéreux des 60’s/70’s comme sur l’excellent remix de l’outro de « Vive la vie » qui conclut l’album sur un son de guitares saturées du meilleur effet. C’est vrai qu’on ne sait pas quelles sont les instrus de Fuzati et celles de Detect et les mauvaises langues pourront dire que les bonnes sont celles de Detect et les autres de Fuzati mais ça ne peut pas tenir car TOUTES les instrus sont excellentes, ce qui fait attendre impatiemment un prochain album du Klub.

On a droit en plus à deux freestyles et un inédit « Le parapluie ». Sur les deux freestyles Fuzati nous rappelle qu’il s’est fait connaître par l’impro et qu’il n’a rien perdu de son talent (bien au contraire).Le premier est certes assez moyen, mais en comparaison au second qui lui est vraiment anthologique. Quant à l’inédit, malgré qu’il soit très court (même pas 2 minutes) il est de très haut niveau avec quelques phases anthologiques du looser « Je sais que l’on m’attend au tournant mais pour l’instant je suis chez moi/Quand le ciel ne pleurera plus j’irai m’acheter un chinois/Bien sûr que les types comme moi commandent toujours à emporter/Manger tout seul dans un resto j’en voit pas vraiment l’intérêt » avec une description du parapluie comme symbole de la looserie par excellence « Donc j’ai trouvé un objet à mon image/Je l’ai perdu, comme c’est dommage ! ».

Note: 15/20


Tracklist:

01 - Sous le signe du V
02 - Toute la vérité
03 - Avec les larmes
04 - De l’amour à la haine
05 - Le manège des vanités
06 - Je ne suis qu’un jeune bipède (La ville en juin)
07 - Dead Hip Hop
08 - A la poursuite de l’inspiration (freestyle)
09 - Le parapluie (inédit)
10 - Ne plus y croire
11 - Un peu seul
12 - Perspectives
13 - Pas stable
14 - Rage de dent (freestyle)
15 - Mon sens de l’auto-pendaison (outro)





(p) & (c) Achim Shark 2005
http://leklubdesloosers.free.fr
http://www.myspace.com/klubdesloosers

La Rumeur - Regain de tension

La Rumeur est de retour avec un 2nd album qui ressemble fort à un gros pavé dans la mare proprette du rap français. Le quatuor parisien (Ekoué, Hamé, la Figure de Paria et le Bavar) nous a concocté un sec et court (12 titres pour 40 minutes à peine) réalisé entre une tournée de plus de 60 dates et un procès pour diffamation envers la police nationale à cause d’un article écrit par Hamé dans leur propre magazine distribué gratuitement avec leur premier album "L’ombre sur la mesure". L’urgence et le stress dû à ces conditions se ressentent parfaitement sur le disque qui ne fait décidément pas dans la dentelle. Ekoué, épaulé de sa voix dure et aigre reconnaissable entre mille ouvre le bal evec "L’encre va encore couler" qui nous décrit la Rumeur cru 2004 : toujours aussi acide dans ses propos mais beaucoup plus acide envers le rap, l’Etat et la société occidentale en général, le tout des beats ultra puissants signés Soul G (déjà à la console du 1° album) dans la veine de "Nous sommes les premiers sur…" (présent en tant que Bonus track). Auprès de leurs thèmes de prédilection tel s que la colonisation et la néo-colonisation à travers "Ils nous aiment comme le feu" et "Soldat Lambda" (le meilleur morceau à mon avis), les 4 rappeurs nous font partager leurs réflexions sur la justice avec les brûlots "P.O.R.C. (Pourquoi On Resterait Calme)" et "Inscrivez greffier" ou l’absence de chances d’intégration sociale pour des personnes issues de l’immigration sur "Nom, prénom, identité". L’unique collaboration de l’album se fait avec Serge Teyssot-Gay, guitariste de Noir Désir sur le morceau "Paris nous nourrit, Paris nous affame" où les riffs de guitare se fondent parfaitement avec les rimes hargneuses des MC’s. En définitive, un excellent album, qui confirme la place de la Rumeur comme le meilleur groupe de rap militant depuis "L’homicide volontaire" d’Assassin. Un album certes pas destiné à briller en haut des charts ou à tourner en boucle sur Slyrock mais qui secoue efficacement les entrailles et les consciences.

Note: 17.5/20

Tracklist:

01 - L’encre va encore couler
02 - A nous le bruit
03 - Ils nous aiment comme le feu
04 - Soldat Lambda
05 - P.O.R.C. (Pourquoi On Resterait Calme)
06 - Inscrivez greffier
07 - Nom, Prénom, identité
08 - Paris nous nourrit, Paris nous affame (feat. Serge Teyssot-Gay)
09 - Les mots qui me viennent
10 - Quand le diable est au piano
11 - Maître mot, mot du maître
12 - Nous sommes les premiers sur… (Bonus track)





(p) & (c) Achim Shark 2004
artwork par Tcho/EGOizm inc/photo par Carole Epinette

http://www.la-rumeur.com

Kool Shen - L'avenir est à nous

Kool Shen, après 5 albums avec Joey Starr sous la bannière NTM et un album solo tire donc sa révérence avec un maxi CD "L’avenir est à nous". "L’avenir est à nous", le nom fait drôlement penser au fameux "Le monde de demain" qui a amorcé la carrière du Suprême en 89, j’ai donc acheté ce maxi les yeux fermés. Pourtant j’aurais dû me méfier en matant la pochette où l’inventeur de la sodomie verbale nous gratifie d’un beau doigt d'honneur, l’air de dire "t’as acheté ce CD, tu t’es bien fait ken mon gars !". En effet direct on est déçu : le CD ne comporte qu’un morceau inédit "L’avenir est à nous" donc avec Rohff et Dadoo en feat. Le reste n’est composé que des singles ( "Two shouts IV my people", "Le retour du babtou" et "Un ange dans le ciel" ) sans le moindre petit remix ou face B, ce que j’espérais. Tout ce qu’on trouve en plus c’est une version live de "Qui suis-je ?" avec un Kool essoufflé qui n’apporte vraiment rien à l’original et trois instru ( "L’avenir est à nous", "Two shouts IV my people" et "Qui suis-je ?" ). Dons si on a l’album, à part l’inédit (et les instrus, mais bon c’est pas vraiment nouveau) on ne découvre strictement rien sur cet ultime CD de la légende du Hip Hop français qu’est Kool Shen. Revenons-en maintenant au morceau inédit. On peut pas vraiment dire qu’il soit mauvais, mais il est très banal. Sur une bonne instru assez bounce de Dr Swing, Luke & Lemen, Kool Shen, Rohff et Dadoo nous parle de la légitimité dans le Hip Hop avec une petite pointe égotripante, rien de vraiment nouveau.Le morceau se divise en trois : d’abord Kool Shen nous dit que ça fait 20 ans qu’il est dans le Hip Hop et que s’il en est là où il est aujourd’hui c’est grâce à lui. Rohff arrive ensuite, pas vraiment en forme, et nous raconte qu’il a du succès et que vu que c’est Kool Shen qui a amené le Hip Hop là où il en est aujourd’hui, c’est grâce à lui qu’il a du succès, donc, merci Kool, t’es trop sympa ( sluuurp ! ). Dadoo nous rappelle alors que même si le Hip Hop c’est trop de la balle qui permet à des pôv gars du ghetto de s’en sortir grâce à Kool Shen ( re-sluurp ! ) il y a quand même beaucoup de faux qui trahissent le truc, tu vois, mais t’inquiètes Kool, tu peux partir, moi et Rohff on va les défoncer tous ces bouffons et ramener le vrai truc. Mais tout de même c’est lui qui nous donne la meilleure prestation grâce à ses premières rimes qui nous rappellent le classique "Monde de demain" quand il dit : "Quelle chance d’habiter la France !/Dommage que trop de rappeurs fassent tant d’incompétence/Dans l’ambiance générale, mon flow s’installe normal/Dans mon quartier K-Maro devient un acte trop banal" en référence au premières rime de Kool Shen sur "le Monde de demain": "Quelle chance d’habiter la France!/Dommage que trop de gens fassent tant d’incompétance/Dans l’ambiance générale, mon funk s’installe normal/Dans mon quartier la violence devient un acte trop banal". C’est là où on se rend compte d’un décalage dans le discours : en 1989 Kool clamait que "le monde de demain, quoi qu’il advienne nous appartient" et en 2005, certes "l’avenir est à nous", mais seulement dans le rap, c’est un peu triste quand même…

Tournons-nous maintenant sur la face DVD du CD. On y retrouve deux morceaux live "Le retour du babtou" et "Un ange dans le ciel" sur la scène de Génération Rap R&B 2. Il n’y a pas grand chose à dire dessus, si ce n’est que Kool Shen sur scène sans Joey Starr (même avec Sérum pour l’épauler) ça perd beaucoup de sa magie. Le clip de "Two shouts IV my people", lui est très… réjouissant. On dirait le premier d’un MC de 20 ans encore tout excité de pouvoir faire un clip, mais c’est bel et bien le clip d’un vétéran du rap de presque 40 ans ! Le clip se résume très simplement : Kool Shen et Breakingz investissent la baraque d’un gars avec une centaine de kailles et de pintades. Le seul intérêt du clip c’est donc les meufs, c’est assez limité quand même. Arrive alors le clip de "Un ange le ciel" où on voit Kool Shen suivre une fille car de dos on dirait Lady V et a plein d’hallucinations, où il voit des Lady V partout jusqu’au moment où ce détourne, conscient que Lady V est bel et bien morte et qu’il faut qu’il fasse son deuil juste au moment où il rappe "t’inquiètes pas Vivi/On va relever la tête". Un très beau clip et tout aussi bon mais tout ça semble très propre, très travaillé, mais on regrette un peu la folie et le style à l’arrache des clips d’antan comme les excellent "Qu’est-ce qu’on attend ?", "Authentik", "J’appuie sur la gachette" ou "Pose ton gun"

En bref je ne conseille à personne d’acheter ce CD qui est vraiment la pire carotte que Kool Shen ne nous ai jamais sorti. Je conseillerai plutôt de télécharger ou copier sur un autre naïf qui achète Kool Shen le jour de la sortie sans regarder ce qu’il y a dessus ou carrément de s’en passer parce que ce n’est vraiment pas un morceau essentiel de la carrière de Kool Shen.

Note: 02/20

Tracklist:

01 - L’avenir est à nous (feat. Rohff & Dadoo)
02 - Two shouts IV my people (feat. Breakingz)
03 - Qui suis-je (live)
04 - Le retour du babtou
05 - Un ange dans le ciel
06 - L’avenir est à nous (instru)
07 - Two shouts IV my people (instru)
08 - Qui suis-je (instru)





(p) & (c) Achim Shark 2005
http://www.myspace.com/koolshenofficiel

Soul Swing - Le retour de l'âme soul

Le Soul Swing fait partie de la old-school marseillaise et comme les autres dans ce cas ils sont longtemps restés dans l’ombre d’IAM bien qu’ils soient en feat. Sur les deux premiers LP de ces derniers. Composé de Faf Larage (à l’époque D.R.S.), Def Bond (à l’époque D.E.F.), K.Rhyme le Roi (à l’époque Karim le Roi), Dj Majest’x et Dj Rebel le Soul Swing s’est séparé après l’échec commercial de cet EP.

Comme beaucoup de monde je pense, j’ai découvert Def Bond par « Tu me plais » sur la BO de Taxi, alors autant le dire tout de suite, ça n’a strictement rien à voir avec ce qu’il faisait à l’époque du Soul Swing. Ici, c’est hardcore. D.R.S., qui signe toute les productions du EP nous sert sur les 6 titres (plus 2 interludes et un mini-freestyle de Karim le Roi sur lequel ce dernier fait ses premiers pas en tant que MC) des beats plus brutaux les uns que les autres. Les productions, justement, qui sont peut-être le point le plus négatif du skeud, car répétitives mais sur 6 titres c’est pas trop gênant et elles sont toutes adaptées aux styles de l’époque des 2 MC’s.

Ce qui est frappant après une première écoute c’est la séparation en deux du EP : en effet, les trois premiers titres sont des exercices de styles, et dans les trois autres les rappeurs nous démontrent leurs capacités de story-tellers avec des morceaux très cinématographiques où ils prennent différent rôles. Sur la version K7 la division est d’autant plus flagrante que les trois premiers titres sont sur la face A et les autres sur la B.

C’est sur les exercices de style où la similarité des instrus est la plus flagrante, on a un peu l’impression d’écouter un seul et même morceau. Le flow est hargneux, ça sent l’urgence, dans un délire très « bitume ». « La rage dans le mic », à lui seul le titre décrit excellemment bien les 3 morceaux.

Pour la suite, « Question 2 survie » est le premier morceau où les deux MC’s se créent des personnage et c’est très réussi. Le morceau est très cinématographique, on ferme les yeux et on voit l’histoire se dérouler sous nos yeux. L’histoire est simple, un ouvrier qui vit seul avec ses deux filles (DEF) sert de transporteur de « petits paquets » et on le suit dans sa traversée de Marseille le paquet sous le bras, avec sa peur de se faire serrer, sa peur de laisser ses filles seules, sa tristesse quant à être obligé de faire ça pour survivre (c’est une question de survie quoi). Il passe le paquet à un autre type obligé de faire ça pour survivre (DRS) qui lui n’a personne à charge, n’y de boulot légal, qui zone toutes les nuits, vivant de petits biz en petit biz. On sent ce personnage-là beaucoup plus sûr de lui et la peur des flics s’estompe, et même lorsqu’il voit un barrage de ces derniers il ne stresse pas mais pense « que cherchent-ils ?/Une bombe ou des arabes à coffrer ? » le morceau se termine lorsque Faf « laisse le paquet sur le siège à côté/Un autre pauvre type viendra le réceptionner/C’est illégal, sans risques,/Et j’assure ma survie/De plus le licenciement me guette/Mais j’ai un nouveau job de nuit/C’est ma vie… »

Suit alors « Je peux rien faire », qui est sans doute le moins réussi du lot. C’est l’histoire de deux mafieux foireux qui se sont fait buter pour des histoires de biz dont les esprits restent sur autour de chez eux et qui se rendent peu à peu compte que tous (femme, famille, amis…) se sont bien foutus d’eux et sont bien comptant d’être débarrassé d’eux. DRS surclasse largement DEF pour le coup et c’est ce dernier qui plombe un peu le morceau.

Vient « Karim le Roi », où le danseur de l’époque pose ses premières rimes pour devenir le MC d’aujourd’hui avec un freestyle bien sympathique. Le ton est léger, Karim le Roi est un peu défoncé (d’ailleurs il l’assume) ce qui fait le charme d’un morceau qui est plus un interlude qu’autre chose. « Ouais je suis défoncé frère !/J’ai fini ma dernière bouteille de bière ! »

Vient alors la bombe du skeud qui vient le conclure magistralement : « J bouge avec ma faction » où l’histoire d’une bande zonards qui partagent leur nuits entre shit, alcool, biz et baston, qui n’ont « rien à foutre si ce n’est de foutre la merde sans cesse ». Là encore on a deux regards différents mais parallèles, c’est très cinématographique encore. On a un DRS au top de sa forme qui surclasse encore de la tête et des épaules un DEF pourtant excellent (pour vous dire le niveau). Le beat est plus sauvage et endiablé que jamais, c’est très « kaillera » dans le discours et ça fonctionne parfaitement.

En bref, un skeud (aujourd’hui introuvable) bien sympathique a défaut d’être indispensable. Pour un premier essai, c’est très bon tout de même… Pour ceux qui aiment le rap hardcore, les fans de Def Bond maintenant risquant d’être déstabilisés car on est loin du rap fleurant le R&B et les beats à l’eau de rose.

Note: 13/20

Tracklist :
1 - Fait tourner que je fasse ma thune
2 - La rage dans le mic
3 - L’âme soul
4 - Survie (prélude)
5 - Question 2 survie
6 - Je peux rien faire
7 - Karim le Roi
8 - Faction (prélude)
9 - Je bouge avec ma faction





(p) & (c) Achim Shark 2004
artwork par Mister Djills/photo par Jean Pierre Maero

vendredi 11 juillet 2008

Psy 4 de la Rime - Enfants de la lune

Personnellement le premier album du quatuor marseillais « Block party » m'avais bien plu. L'énergie et le bordélisme dudit album me rappelais celle du fameux « Si Dieu veut. » de la Fonky Family. Aussi quand « Enfants de la lune » est sorti je ne me suis pas trop posé de question et me le suis procuré rapidement. La première écoute ne m'a pas trop enthousiasmé. Son prédécesseur n'était, lui non plus, pas merveilleusement passé la première fois, donc pas d'inquiétude, c'est la patte Psy 4 me dis-je.

Malheureusement, ni la seconde, ni la troisième ni les écoutes qui suivirent ne changèrent quoi que ce soit à l'affaire. «Enfants de la lune» n'accroche pas. Ce n'est pas que les sons soient particulièrement mauvais, ni que les MC's soient particulièrement minable, c'est juste qu'on ne ressent rien, c'est froid, comme la pochette.

Psy 4 a essayé de rester le cul entre deux chaises : ils ont joués la carte de « le même style énergique et un peu sauvage qu'avant » et la carte de « maintenant on est trop fin matures nous autres ». Et comme toujours, les deux ensemble, ça ne fonctionne pas. Le mélange est plat et sans saveur. Pas de jolies phases qui flattent l'oreille ni de gimmick stupide mais efficace qui restent dans la tête. Rien. Ils viennent en studio et essayent de refaire « Block party » mais voilà, leurs vies ont changé et , même s'ils ont du mal à l'admettre, leur mentalité aussi. Encore faut-il le réaliser comme l'a fait la Fonky Family entre « Si Dieu veut » et « Art de rue ».

Un second album sans goût et sans couleur, un assemblage de titres, techniquement pas mauvais, juste sans âme et c'est ce qui manque. Heureusement, après un petit moment vient le titre « Enfants de la lune », le seul morceau qui en vaille la peine, et ce grâce une instru magnifique (un pur bijou vraiment, l'écoute seule mets les larmes aux yeux) et emportée par la voix gracieuse de la chanteuse espagnole. On regrettera seulement la présence des rappeurs sur les couplets qui n'apportent vraiment rien à l'ensemble. Au passage, le concept de faire commencer l'album au titre 15 et le finir au 30 (pour faire suite avec le précédent) est assez moche et peu pratique pour retrouver quel est le titre de celui qu'on écoute. Je dirai donc brièvement : Peut (beaucoup) mieux faire.

Note: 05/20

Tracklist :

15 - Voilà
16 - Le Monde Est.
17 - Ici
18 - Effet De Style, Effet De Mode
19 - Civil
20 - Comme Une Bouteille A La Mer
21 - El Barrio
22 - Justicier
23 - Ayie Mama
24 - Au Front
25 - La Vie M'a Appris
26 - Psy4
27 - Zone De Quarantaine
28 - A l'instinct
29 - Enfants De La Lune feat : Ana Torroja
30 - Dans Les Bras De Gabriel



(p) & (c) Achim Shark 2006
http://psy4delarimeofficiel.skyrock.com
http://www.myspace.com/psy4dela rime

Hymne à la rapaille

Un jour comme je me baladais de par le vaste monde internestique je fus par un concours de circonstances incroyable (ce genre de truc ça s'appelle des liens je crois) amené à découvrir un monde merveilleux où le rap vivait en harmonie avec la nature, au milieu des petits lapins qui voletaient gentiment au milieu de nuages cotonneux qu'un graffeur utilisait pour faire ses graffs d'une beautée aérienne.

Intrigué de ne voir aucun être en pyjama n'ayant pas plus de 3 mots de vocabulaire dans cet univers où pourtant le rap et le Hip Hop étaient omniprésents (je découvris plus tard qu'un être de cette espèce gravitait bien non loin, au grand dam des maîtres des lieux) je me demandait "Achim, où es-tu tombé? Est-ce donc ça le paradis internestique? Le fameux jardin d'Enet d'où Bill Gates (Microsoft) fut chassé à cause des bugs de windows 95?"

La réalité était tout autre mais toujours aussi exaltante. J'étais sur Rapanization le fabuleux webzine Hip Hop mélant habilement humour et infos sérieuses!!!

L'émotion remplit alors mon âme. moi ?! Sur cette page sacrée et bénie des dieux du net ?! Le site fabuleux dont rêve tout webmaster, même celui du site de putes hongroises que va voir Tékilatex (TTC)!! Les larmes me montèrent aux yeux. Mon coeur battait. Comment ce faisait-il que j'avais pu arriver dans ce néo-Edet alors que mon coeur est sale, je ne mérite pas ce royaume! (ceux qui auront noté la référence à Gravité Zéro ont gagnés le droit de se sentir intelligents)

Devant mes yeux impies se trouvait un édito d'XQlu qui aurait donné envie à SEAR (Get Busy) de se suicider, tellement triste de ne jamais arriver à un tel niveau. Peu à peu je m'habituais à la merveilleuseté du site et commencai à l'explorer peu à peu.

Je découvrit la section des Chroniques où plus de 200 disques avaient étaient disséqués avec art, sérieux, objectivité (enfin presque) et une fraicheur incomparable. Ainsi les plus grands artistes de la scène Hip Hop étaient là représentés. Il y avait là la Caution, le Suprême NTM, le Klub des Loosers, TTC, Assassin, Doc Gynéco, James Delleck étaient là mais aussi de jeunes artistes encore inconnus comme 3MM, la Doxa. Bref beaucoup de bons skeuds et que des excellentes chroniques (Chroniks ou chros dans le jargon) accompagnées de notes d'une rare justesse. Je découvris également la "Section promo" où de jeunes groupes y sont découvert comme par exemple Eska crew qui était chroniqué et membre de la section promo bien avant de passer sur Skyrock. Plus loin étaient les "Reviews" où nombre de grands moments scéniques sont retranscrits, des concerts de la Fonky Family, TTC, Kool Shen, Klub des Loosers, La Rumeur, Svinkels et tant d'autres décrit avec une telle justesse qu'en fermant les yeux ont peut imaginer ce qu'on lit.

Peu à peu je m'intégrais peu à peu à l'univers de Rapa (pour les intimes) et je découvris la section X-tras où des documents dont le destin du Monde dépend y sont gardés, farouchement gardés par Mr Smyley, le preux chevalier souriant et fumeur de produits illicites, de loin plus redoutable que le plus farouche des dragons protégeant son trésor des visiteurs imprudents.

Je finis par trainer sur le forum, à participer à l'avancée du site en envoyant deux chroniques écrites par mes deux mains pleines de doigts et découvrit le Livre D'or. Une institution rapanizationneuse à lui seul, le point névralgique du site où une guerre implacable se déroule dans la joie et la bonne humeur. Un livre d'or tellement fantastique qui à ce jour est déjà à son 70 501° message, ce dont peu de sites d'à peine 4 ans d'existence peuvent se targuer. Un lieu créateur entre tous où la révolution graphique et picturale arriva par mon intermédiaire (à ma grande fierté). Ainsi de la conjonction de mon esprit du livre doré naquit le "Rapa book hardcore graff art style".

Fasciné par le site comme je l'étais il est inutile de décrire ma joie lorsque XQlu me proposa d'entrer parmi les plus grands de ce monde, d'entrer dans le Rapa Staff, le vrai G7 (G8 avec moi maintenant), l'élite de ce monde.

Mais surtout par ces quelques moments passés sur ce site, même pas un an, j'ai découvert des gens, des gens ayant la même vision du rap que moi, des gens qui n'aiment pas les caricatures qui pourrissent l'image de cette noble musique auprès de l'opinion publique. Et surtout j'ai découvert des gens pleins d'immenses qualitées humaines. J'ai apprécié des gens comme je ne pensais pas qu'on pouvait le faire par le biais du net. Je profiterais donc des dernières lignes de cette articles pour les remercier tous. D'abord XQlu, merci pour m'avoir initié au fight, m'avoir permis d'intégrer les webmastaz et ces longues nuits sur le rapa book(Assos'Psychos!!!). Jeck pour avoir créé ce magnifique site. Phonky honky pour ces fights endiablés, pour la 5° ko et pas merci du tout pour le 70 000 (t'inquiètes à mon retour tu vas mordre la poussière), Lady Psycho pour amener un peu de féminité dans ce site de brutes et de psychopathes (quoi qu'elle est pas mal dans son genre), Thomas pour m'avoir gentiment répondu lorsque je voulais partir à la conquète des disquaires de Bordeaux, Moi pour m'avoir fait découvrir qu'il y a d'autres basques qui écoutent du rap (même si c'est en Seine Saint-Denis, là où les bronzés font pas de ski), Mathilde pour je sais pas trop quoi, tous les gens qui ont un jour où l'autre permis à faire de Rapa ce qu'il est, aux rappeurs pour fournir la matière première du site et puis merci à toi si tu clique sur ce lien :


http://www.rapanization.com


Straight to the top! Restez connectés!!! ;]


et pour ceux qui ne connaissent pas Rpa c'est beaucoup plus que tout ce que je viens de dire
le mieux est de se faire une idée sois-même


Mais Rapa ne se limite pas à Internet!!!!!!!!!


Rapa est appelé à s'agrandir sur une planète où en prime time c'est musique expérimentale (certes c'est la planète de James Delleck, pas la notre). Ainsi après des années d'obscurantisme la lumière apparaît enfin sur la bande FM!

En effet de sa belle voix sensuelle digne du téléphone rose Lady Psycho nous emmène dans le monde merveilleux du bon Hip Hop chaque semaine de 16h30 à 17h30 sur Radio Campus Grenoble pour ceux dans le coin mais aussi en direct sur le net ici


Stay tuned !!!!!



(p) & (c) Achim Shark 2005

La mort de l'arbre aux fées

Un oiseau chante pour souhaiter la bienvenue au Soleil qui lui réchauffe les plumes de sa saine chaleur. Ce chant gracieux et beau réveille l’être niché au creux d’une branche d’un chêne vénérable. L’être se secoue dans un éclaboussement de couleur et de grâce. Il s’agit de la Fée du bois, adorée des animaux, de la végétation et du Soleil qui s’en est épris et lui réserve chaque jour ses plus beaux et ses plus doux rayons. Ses yeux taillés dans la plus pure des émeraudes semblent transpercer le cœur de qui croise son regard, voyant au plus profond des âmes et apaisant les plus sombres et les plus troublées grâce à son sourire qui rend le Soleil sombre en comparaison, répandant amour et joie avec prodigalité, à tous ceux qu’elles rencontre, du plus sauvage des loups à la plus frêle des biches.

Elle déploie ses six ailes et prend son envol, ombre lumineuse se déplaçant sans bruit. A son passage tous les oiseaux chantent de joie et de félicité, les arbres les plus anciens eux-mêmes se courbent dans un bruissement de feuille et un craquement des branches. Elle se rapproche du plus ancien des chênes du bois. Ce chêne où elle aime se calfeutrer, au creux de son tronc marqué par le temps, là où les craquements du tronc lui racontent la longue histoire de cet arbre qui a cessé depuis bien longtemps de compter les ans.

Mais soudain elle s’arrête. Des larmes soudaines lui remplissent ses yeux qui prennent des couleurs crépusculaires. Les gouttes tombent, une à une, et se transforment en perles amères qui roulent sur l’herbe avant de rentrer dans la terre, la glaçant un instant. La Nature toute entière cesse ses chants plein de joie et entonne un sombre requiem pour marquer la mort du sourire de la Fée et de l’Arbre son ami, l’Arbre son confident, l’Arbre assassiné par de vils meurtriers, poussant le sadisme à sculpter d’étranges hiéroglyphes sur l’Arbre pour le faire mourir doucement, dans d’atroces souffrances.

En un instant les cheveux d’or fin de la fée se transforment en fils cendreux et grossiers. Elle s’en va au pied du cadavre de son ami pour y purger son chagrin. Tous se retirent par pudeur et les arbres ferment les yeux pour accompagner l’âme de leur camarade dans la jeune pousse qui déjà pointe entre les racines de son aîné. Mais soudain des bruits étranges se font entendre. Qu’est-ce ? Ce sont les semblables des meurtriers, ces êtres sauvages nommés Hommes. Ils parlent, au milieu de grands éclats de rire, de protéger les droits des fées, de créer un Comité National de Défense des Droits des Fées. Tout à leurs grands discours et leurs grandes idées sur le CNDDF ils marchent, sans y prendre garde, sur la Fée pleurant son ami Arbre, et la laissent piétinée et mourante sans même se rendre compte de sa présence.



(p) & (c) Achim Shark 2004

L'éducation à travers les médias

J’ai allumé ma télévision et j’y ai appris plein de choses : qu’il suffit de montrer son cul et bouger ses lèvres en mesure sur un disque à la Star Academy pour être un chanteur.

J’ai appris devant le Pensionnat de Sarlat que l’école des années 60 était super marrante.

J’ai appris au 13h de Jean-Pierre Pernod qu’il y a des éleveurs de cucurbitacées sauvages dans l’Ardèche.

J’ai même appris que tous les français étaient résistants dans les années 40 en regardant Papy fait de la résistance.

J’ai appris qu’il suffit de coucher dans une piscine pour devenir une star devant Loft Story.

J’ai appris que l’agriculture n’a pas évoluée depuis le Moyen-Âge devant la Ferme des célébrités.

J’ai appris que pour devenir riche il suffit de gagner trois TV au Millionnaire.

J’ai appris qu’il nous arrive plein de trucs dès qu’on a Amour, gloire et beauté.

J’ai appris que les musulmans avaient inventés les guerres de religion et que tous les jeunes de banlieue sont des délinquants récidivistes devant le 20h.

J’ai appris qu’On ne peut pas plaire à tous le monde mais qu’on peut se faire plein de thunes en jouant la provoc’ chaque dimanche sur France 3.

J’ai surtout appris que Tout le monde en parle mais que trop peu savent.

J’ai allumé ma télévision mais je l’ai vite éteinte, mon esprit a vite saturé devant cette avalanche de stupidité dégoulinante de soif de fric et de faim de s’emparer de jeunes esprits pour en faire des purs produits de notre bonne vieille société de consommation afin de ramener toujours plus d’argent dans le compte de certains tandis que les couches populaires se paupérisent de plus en plus. Mais ne vous inquiétez pas !!! Jérémy a gagné le Starac ! La moitié de l’humanité crève de faim mais « chut ! » c’est l’heure d’Envoyé Spécial. On pleure pendant deux heures sur ces malheureux africains et puis on se dit « Qu’est-ce qu’on peut y faire de toute façon ? » et on zappe. Bonne nouvelle ! Il y a l’Arme Fatale 4, on va rigoler un bon coup et cinq minutes après on a oublié ces enfants mourants de faim et de soif. De toute façon tant mieux, après on se sent un peu coupable quand on gaspille de la bouffe…

L’info c’est bien, on voit le monde comme dans un film. C'est Rambo en Irak en direct et en couleur, c’est cool, dommage qu’on ne voit pas mieux le sang et les tripes fumantes. Grâce à ça est Plus belle la vie, on pense même pas à penser, encore moins à changer le monde, on laisse ça à Keanu Reeves dans Matrix.

Les médias, c’est vraiment la meilleure école, on y apprends tout ce que le système veut nous faire savoir : il faut acheter, acheter, acheter, acheter, acheter, acheter, acheter, acheter, c’est la crise vous comprenez, achetons PC, DVD, ça fait tourner l’économie, dû moins c’est ce que j’ai vu à Capital.

On m’a dit que la télé nous mentait, qu’il y a des guerres partout dans le monde, pas seulement en Irak et au Proche-Orient, on m’a dit que la Chine occupe le Tibet et surtout on m’a dit quelque chose de bizarre, on m’a dit qu’on pouvait penser pas soi-même, un truc comme ça… C’est vraiment étrange, non ?



(p) & (c) Achim Shark 2004
dessin tiré des Céréales du dimanche matin par Zack Weiner

samedi 5 juillet 2008

Liberté, égalité, choucroute

Ce matin, comme je me promenais dans les rues de Babylone je vis un clochard faisant la manche. Comme je le fais souvent dans ces cas-là je sortis de ma poche une pièce de 2 €uros et commençai à jouer à pile ou face en passant devant lui et, cela va sans dire, sans la lui donner. Vous ne le faîtes jamais ? Vous ne savez pas ce que vous perdez ! C’est un jeu très drôle et absolument sans danger ! En effet, le clochard sais très bien que si il se plaint ou même décide d’en venir aux mains il aura toujours tort devant la police.

Mais alors le ciel, gris et bas comme à son habitude, creva et arrosa Babylone d’une averse orageuse. Je couru me mettre à l’abri chez moi, laissant là le clochard. Heureusement je n’avais pas eu le temps de beaucoup m’éloigner de mon appartement. Tout en montant les escaliers je me plaignis du froid, du mauvais temps et de l’ascenseur toujours en panne. Lorsque j’arrivais à mon palier et cherchai mes clefs qui étaient encore partis au fin fond de mes poches et me rendis compte que j’avais toujours ma pièce de 2 €uros dans ma main. En entrant dans mon salon je la jetai négligemment sur ma table, puis j’allumai mon chauffage et me préparai du thé.

En attendant qu’il soit prêt je m’assis à ma table et me mit à manipuler ma pièce, sans réel but, juste parce que je n’avais rien d’autre à faire. Je remarquai alors d’étranges inscriptions sur le côté face de ma pièce. Tout d’abord je ne comprenais pas ce qu’il y avait d’écrit. Puis, après quelques secondes d’attention je réussis à déchiffrer trois mots « liberté – égalité – fraternité ». Liberté ? Egalité ? Fraternité ? Je ne comprenais absolument pas ce que ces mots barbares signifiaient. Je sortis alors mon dictionnaire et pris la définition de « liberté ».

Liberté n.f. : faculté pour un citoyen de faire tout ce qui n’est pas contraire à la loi et qui ne nuit pas à autrui. Droit reconnu à l’individu d’aller et de venir sans entraves sur le territoire national, d’y entrer et d’en sortir à son gré. §Liberté de culte : droit de pratiquer la religion de son choix. §Liberté d’opinion : droit d’exprimer librement ses pensées, ses opinions et de les publier. §Liberté de réunion : droit accordé aux individus de délibérer des sujets de leur choix dans un local ouvert à tous, sans autorisation préalable.

Quand j’eu lut ces quelques lignes je me dis que j’étais parfaitement libre et que décidément c’est dingue le nombre de stupidités qu’on peut lire sur les pièces de monnaie (surtout celles de 2 €uros). Mais je sentis nettement que je me mentais à moi-même. En effet, est-ce que je laisse aux autres la liberté d’être différents ? Pas du tout ! Dès que quelqu’un arrive avec l’air un peu excentrique je le laisse de côté. Si ton look, ta démarche, ta pensée est un peu spéciale je t’évite. Tout ça parce que je suis « normal » et que pour moi tous les « anormaux » devraient se normaliser plutôt que moi accepter leur différence. Je cherchais alors la définition d’ « égalité » espérant qu’elle me remonterait un peu le moral.

Egalité n.f. : 1/ rapport entre individus, citoyens, égaux en droits et soumis aux mêmes obligations.

2/ rapport entre des êtres semblables en nature, en qualité, en valeur.

A la lecture de ces quelques lignes un nœud se forma dans mon estomac à la pensée de toutes ces personnes que je considère comme inférieures à moi. Rien que le clochard que je narguais quelques minutes auparavant, je le faisait juste parce que pour moi il n’était qu’une quantité négligeable, un sous-homme, qui, en même temps que son toit avait perdu la qualité d’être humain. J’hésitais à reprendre mon dictionnaire pour chercher « fraternité », puis je me dis que le mal (ou le bien) était fait alors…

Fraternité n.f. : lien de solidarité et d’amitié entre des êtres humains, entre les membres d’une société.

A la lecture de ces quelques mots un rire douloureux s’échappa de mes lèvres. Fraternité ! Jamais je ne connaîtrai cette notion ! Ici à Babylone où le seul rapport avec les autres est un rapport de domination, de peur, de préjugés ! Moi qui de ma vie n’a fait que rabaisser les autres afin de cacher ma propre bassesse !

Je suis alors sorti faire la seule chose intelligente que je pouvais faire avec mes 2 €uros : m’acheter un bout de corde. Quand je suis revenu j’ai proposé au clochard de la matinée de venir partager du thé et un peu de chaleur humaine chez moi. Au début il semblait surpris et même effrayé par ma proposition mais finalement il se détendit et me raconta tous les malheurs qui l’avaient amené dans la rue. Je me rendis alors clairement compte que les misères qui m’arrivent et contre lesquelles je n’arrête pas de me plaindre ne sont rien du tout.

Lorsqu’il fut parti je me mis à écrire ces quelques mots, les derniers que j’écrirai. Dans quelques instants je vais me pendre au centre de ce salon. Quand on me retrouvera les rats m’auront certainement dévorés les yeux et les vers seront à l’action afin de nettoyer mon corps mais j’espère que ces écrits resteront et rappelleront aux générations futures la stupidité de Babylone et les incitera à faire mieux que moi, à ne pas fuir au lieu d’essayer de s’améliorer.



(p) & (c) Achim Shark 2004
dessin tiré de "Jerry Strobart" par Ale

jeudi 3 juillet 2008

L'Enfant-deuil

à la mémoire de Sophie Olaso (30/08/1985 - 09/12/1985)




Très chère Sophie,
Ces vers je t’écris
Je ne t’ai jamais connue
Tu étais déjà partie quand je suis venu

Quand je fus conçu
Survivais le deuil
De ton passage qui fut
Trop court, comme cette feuille

Trop courte pour m’exprimer,
Pour te dire combien je t’aime
Mais je t’ai trop souvent oubliée
Pour des choses qui n’en valaient pas la peine

Tu étais trop pure
Pour rester dans ce monde dur
Où Babylone règne en maîtresse
Et s’est même proclamée déesse.

Ton âme s’est envolée
Et ton petit corps est resté
Piégé dans une tombe de ce cimetière
Devant laquelle toujours mon cœur se serre

Et puis j’ai pris ta place ici
Mais n’effaçant pas le souvenir
De ton doux sourire
Nous disant que pour toi c’était bientôt fini

Je sais que tu veilles sur moi
Désolé, je voulait remplir de fierté notre maman
Mais depuis tout enfant je suis décevant
Mes yeux s’embuent en pensant à ce que tu souffres en baissant les yeux sur moi

Tu n’as vécu que dix jours et trois mois,
J’ai vécu plus de soixante fois
Ta durée de vie
Mais je crois que je n’en ai pas encore tout appris.

Si je t’écris ces versets
C’est pour te dire que je t’aime et t’aimerai
Et pour te demander de me pardonner
Toutes les déceptions que j’ai pu te causer

Très chère Sophie
Ces vers je t’écris
A toi l’Enfant-deuil
Qui de là-haut me protège et me surveille.



(p) & (c) Achim Shark 2004

mercredi 2 juillet 2008

Comment bien se servir d'un 11 septembre

Le 11 septembre 2001 deux avions de ligne percutèrent violemment les tours jumelles du World Trade Center, un troisième s’écrasa sur le Pentagone et un quatrième qui devait selon toute probabilité tomber sur la Maison Blanche finit sa course dans la prairie de Pennsylvanie. Cette action sans terroriste sans précédent fut condamnée par les gouvernements du monde entier et moi-même je ne peux cautionner une action aussi violente (et stupide). Mais c’est étrange le nombre de fois que cette tragédie fut utilisée pour des intérêts très divers, allant de la guerre économique à la vente de yaourt, comme quoi ceux qui ont perdu la vie dans les avions ou les tours ne sont pas morts pour rien…

Au bout de quelques jours on découvrit qui est celui qui a monté cette opération : un certain Oussama Ben Laden, islamiste de son état et chef du mouvement islamiste armé agissant sous le nom d’Al Qaeda. La seule chose étrange étant que jusqu’à aujourd’hui aucune preuve n’a été avancée. Mais bon c’est pratique que ce soit un arabe, ça fait un bon prétexte pour aller faire de la purée Mousline dans les pays producteurs de pétrole. Excusez-moi, il faut dire aller combattre l’Axe du Mal, on ne rigole pas avec la terminologie.

Et pour commencer les USA décident d’aller en Afghanistan, où est censé être Ben Laden et ainsi faire tomber le gouvernement des Talibans, un gouvernement notoirement connu comme islamiste qui fut mis en place par… les USA (à l’époque c’était la Guerre Froide, il fallait bien contrer ces chiens de communistes). Mais, me direz-vous, pourquoi ne pas aller faire la guerre en Arabie Saoudite où le gouvernement est aussi islamiste qu’en Afghanistan et dont Ben Laden est issu ? Quelle idée saugrenue ! Ils donnent du pétrole, donc ils sont gentils (il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes).

La guerre est donc déclarée en Afghanistan et les médias occidentaux se sentent soudainement très concernés par la résistance afghane contre les talibans alors que le commandant Massud, le chef de la-dite résistance était mort le 10 septembre 2001 dans la plus grande indifférence, témoignée pas ces mêmes médias. C’est vrai que c’est sa faute, quelle idée de mourir la veille ? S’il était mort le 12 toutes les télévisions occidentales auraient pleuré sa mémoire.

La guerre est rondement menée et les anciens compagnons du commandant Massud arrivent à prendre plus ou moins le contrôle du pays. Puis, bizarrement, plus rien. L’Afghanistan disparaît du jour au lendemain de nos écrans de télévision (pas les tours qui s’écroulent, il faut toujours la ressortir de temps en temps pour faire pleurer dans les chaumières). Il faut comprendre nos médias : c’est drôle de voir des arabes taper des arabes mais au bout d’un moment ça ennuie le téléspectateur alors on parle de choses plus importantes comme la Star Academy.

Puis s’ensuivit une période calme ou les Etats-Unis (en la personne de Georges W Bush) se contentaient juste de promettre qu’il irait combattre l’Axe du Mal et casser de l’arabe d’ici peu. Puis, soudain, Bush (il avait dû parler avec papa) se dit que ça faisait trop longtemps que les USA étaient privés du pétrole irakien… Oups ! où ais-je la tête ? Il faut dire qu’il pensa à aller libérer le peuple irakien de la tyrannie sanglante qu’exerçait sur lui Saddam Hussein, dictateur de son état. Il demanda à l’ONU d’envoyer une équipe de spécialistes pour chercher des armes de destruction massive. Vu que l’enquête ne donnait rien il annonça qu’il possédait des preuves sur l’existence de telles armes en Irak. Bizarrement il ne les montrait pas ces fameuses preuves, peut-être parce qu’il s’agissait d’armes de distraction massive…

De concert avec le Royaume-Uni et quelques autres pays comme l’Espagne ou encore l’Italie ils demandèrent à l’ONU de pouvoir aller faire la guerre en Irak afin de renverser Hussein et, tant qu’à faire, récupérer le pétrole (ce serait bête qu’il soit perdu). C’est alors que la France entre en scène et au nom de la paix menace de poser son veto en cas d’attaque de l’Irak (juste au nom de la paix, l’idée saugrenue selon laquelle la France veut garder les 20% du pétrole irakien que lui vend le gouvernement de Saddam Hussein est évidemment totalement erronée).

Afin de convaincre l’opinion publique américaine le gouvernement Bush ressort alors les images du 11 septembre, tout en laissant entendre que Hussein et Ben Laden sont les meilleurs amis du monde et que finalement l’attentat avait été fomenté par eux deux. Comme quoi, ça peut toujours servir de resservir de temps en temps les images des avions qui s’encastrent dans les tours du World Trade Center. Avec l’opinion publique derrière elle, l’Amérique de Bush déclara la guerre à l’Irak (avec l’aide du Royaume-Uni et quelques autres) sans l’accord de l’ONU, ce qui était, de la part des Etats-Unis, la première fois depuis la création des Nation Unies. Enfin bon, quand on voit où ils en sont aujourd’hui, on se dit que la France a bien fait de s’opposer à cette guerre, même si la raison de son opposition n’était pas forcément des meilleures.

Depuis peu des maisons d’édition en perte de vitesse, voyant qu’il n’y a plus grand chose à dire sur Roswell et sur l’ « assassinat » de Lady Di se sont reconvertis dans le 11 septembre, une voie d’avenir. Ainsi on découvre tour a tour que le 11 septembre a été fomenté par la CIA pour ??? (on ne peut pas tout savoir), qu’il ne s’agit que d’un canular monté de toutes pièces par Hollywood, qu’en réalité des extraterrestres ont, par transmission de pensée, obligés les pilotes à rentrer dans le World Trade Center afin de mettre la pagaille sur notre monde en prévision d’une colonisation prochaine ou encore que c’est l’équipe de France de foot qui voulait faire oublier leur médiocrité chronique (ça n’a pas marché) et mille autres théories certes fort intéressante sur le plan littéraire, mais qui ne sont pas forcément très pertinentes sur le plan journalistique. Mais qui cela importe tant que cela peut permettre à certains de se remplir le portefeuille ?

Enfin bon c’est bien facile de montrer du doigt les Etas-Unis mais quand on regarde dans notre chère France le 11 septembre a eu certaines répercssions, à l’instar d’un certain nuage radioactif venu d’un endroit charmant nommé Tchernobyl. Car sinon comment expliquer que depuis les deux tours aux informations sept jours sur sept on nous parle d’insécurité ? Comment expliquer le score de Le Pen aux présidentielles de 2002 ? Comment expliquer la loi sur le voile ? Comment expliquer que le gouvernement se sente obligé de mettre un préfet musulman pour qu’on ne dise pas que la France est un pays raciste?

Mais il y a une chose à laquelle le 11 septembre 2001 a servi, et ce avec tout le succès qu’on puisse imaginer, c’est faire oublier un autre 11 septembre, celui de 1973 où un certain Pinochet, prit le pouvoir au Chili avec la bénédiction de l’Occident.










(p) & (c) Achim Shark 2004
dessins tirés de "Elftor" par Alex

Who am I ?

1 - Nom : Achim Shark
2 - Pseudos : Marc Olaso, Marcox, Nema Cram, AS47..., Mark Vador, Marcus Sacapus, Grand Chevalier de l’Ordre Toc-Toc, Ze Po-8, Mark Landers, Karl Mark, Olaso6, Tommy The Killer, DJ Dobb, Marcounet...
3 - Ville : Babylone
4 - Taille : 1m75
5 - Age : la nuit des temps
6 - Emploi actuel : glandeur de renommée internationnale
7 - Célibataire ou déjà pris? : les deux
8 - Ton signe astrologique : scorpion
9 - T'aime : personne
10 - Si tu pouvais rencontrer une personne de ton choix morte ou vivante : Colbert pour lui faire bouffer son Code Noir
11 - Occupation préférée à la fin de la semaine : me remémorer comment je suis trop un être supérieurement intelligent par rapport à la plèbe intellectuelle qui m'entoure
12 - Ta ville préférée pour t'éclater : une fois que j’éclate la ville n’existe plus donc j’en ai pas de préférée
13 - Activité préférée quand tu n'es qu'entre mecs : glander chez SSGD
14- Ta marque de vétement préférée : Kioti (c’est trop branché ça ! personne connait !)
15 - Ton style de musique préféré : rap
16 - Ta radio préférée : Radio Boul’Mich 105.5 FM
17 - Ta chanson préférée : Un peu seul Klub des Loosers
18 - Chanteur(s) ou chanteuse(s) préféré(es) : Suprême NTM, Assassin, La Caution, TTC, Klub des Loosers, Fabe, Doc Gyneco, Chiens de Paille, La Rumeur, Octobre Rouge, 3° œil, Snoop Dogg, Public Enemy… et Matt Pokora (j’avais presque oublié !)
19 - Ta plus grande qualitée : j'arrive à allumer mon poste avec mon gros orteil
20 - Ton plus gros défaut : J'y arrive pas avec le petit
21 - Ton livre préféré : Cyrano de Bergerac
22 - Ton jeu de société préféré: Jorétapo
23 - Place préférée pour passer les vacances : Place Louis XIV
24 - Ton menu préféré : n'importe lequel tant que c'est toi qui paye
25 - Ta saveur de glace préférée: arsenic
26 - Ta boisson alcoolisée préférée : Mister Cocktail (sans alcool, la fête est plus folle !)
27 - Couleurs préférées : noir et rouge
28 - Quel est ton chiffre préféré : 7
29 - Quelle est ta citation préférée : les paroles s’oublient et les écrits s’envolent quand il y a du vent
30 - Es-tu déjà tombé amoureux? : Malheureusement
31 - As-tu un sérieux penchant pour quelqu'un? : quand je marche sur une bordure j'ai un sérieux penchant sur la personne sur qui je vais tomber
32 - Quelle personne représente ton idéal : moi
33 - Qu'est-ce que tu aimes le plus chez ton idéal? : Tout ! Tout ce qu’il fait est d’une telle perfectude !
34 - A ton avis, qui peut secrètement t'aider : Orgasmic le Toxicologue (mais moi sale pute je m'en fous)
35 - La personne la plus dingue que tu connaisses : c’est dur à dire, je ne connais que des barges
36 - Tes copains : Xyz le petit alien de la planète Kaytoohje (comment ça les amis imaginaires ça compte pas? )
37 - Le sentiment le plus nul qui existe : la jalousie par rapport à ma merveilleusitude
38 - Si tu pouvais vivre à une autre époque : je serais content
39 - A quoi penses-tu avant de t'endormir? : à dormir
40 - Ta chambre prend feu, qu'est-ce que tu prends en premier? : mon briquet pour pas qu’on se rende compte que l’incendiaire c’est moi
41 - Le verre est-il à moitié plein ou à moitié vide? : Quel verre ?
42 - Pourquoi l'armoire est-elle triste? : parce qu’on ne lui raconte pas d’histoires avant de dormir
43 - A ton avis que pensent les autres après t'avoir vu pour la première fois? : quelle parfaitude ! Quel style ! Que le Seigneur est généreux de me permettre de voir cet être d’exception avant que le souffle de la vie ne s’échappe de mon corps tout tremblant d’émotion devant cette merveille qui a pour nom Achim Shark !
44 - Est-ce que tu racontes du mal des autres derrière leur dos? : non, les autres sont trop bas pour que je dises du mal d'eux, ça me ferait mal au dos(quelle rime de bâtard!)
45 -Ce qui t'effraie le plus : que les gens me disent leur adoration vis-à-vis de ma personne, je suis trop modeste, je le supporterai pas.
46 - En quoi te déguiserais-tu pour une soirée déguisée : en panthère noire (c’est original, oui, mais si on danse ? )
47 - Le mot ou l'expression que tu dis le plus souvent : Shoota Babylone
48 - Comment appelleras-tu tes enfants? : avec un téléphone
49 - Quelle est la première chose à laquelle tu penses en te levant le matin? : où est ce p#%@ de réveil ?!
50 - Dors-tu avec un animal en peluche? : Non, seulement avec des animaux 100% coton
51 - Qu'y a-t-il sur les murs de ta chambre? : de la peinture
52 - Qu'est-ce qu'il y a sous ton lit? : le sol
53 - As-tu déjà pris un bain de minuit? : non mais à 23h 30 oui
54 - La résolution essentielle que tu as pris au début de l'année : tant de parfaitude ne se change pas
55 - Le dernier cadeau que l'on t'ai offert : un appareil photo (et numérique, attention !)
56 - Kilos à perdre : quelques uns (mais ça va être dur, j’ai pas de trou dans mes poches)
57 - Kilos à prendre : moins
58 - Date et lieu de naissance : 15/11/1986 à Saint Jean da Looze, près de Tchernobyl
59 - Tes deux copains/copines qui formeraient le meilleure couple : Xyz le petit alien et Xxx la petite aliennesse
60 - Végétarien ou carnivore? : un requin c’est végétarien tu crois ? (et bien si, il y en a plein des végétariens !)





(p) & (c) Achim Shark 2005